Même le marché des obsèques s’adapte aux nouveaux modes de consommation. Les services se digitalisent, les pratiques deviennent de plus en plus respectueuses de l’environnement et les funérailles s’anticipent. Actuellement, le secteur est en pleine croissance avec un chiffre d’affaires qui totalise 2,5 milliards d’euros. Dans l’Hexagone, les familles des défunts ont le choix entre 4 000 prestataires.

Préparation des papiers administratifs, transmission de l’héritage (dont l’assurance vie), fabrication du cercueil… de nombreuses entreprises se spécialisent actuellement dans l’organisation des obsèques. Il s’agit d’un marché en pleine croissance qui a été libéralisé il y a presque 30 ans.

En 2018, 614 000 décès ont été enregistrés par l’INSEE, ce qui implique une hausse de 13 % comparée à l’année 2000. Le même organisme prévoit que 770 000 personnes mourront en 2050. En guise de rappel, la France assiste au vieillissement de sa population, à un point tel que la silver économie est devenue un concept bien ancré.

Les services ante-mortem et post-mortem fleurissent

Il est possible pour tout patient de mettre en place des directives anticipées afin de fixer la manière dont il veut passer sa fin de vie. Les professionnels de santé se baseront sur cette déclaration pour dispenser les soins nécessaires lorsque le malade en question ne sera plus en mesure d’exprimer ses souhaits. Outre les derniers soins, les Français peuvent organiser leurs funérailles à l’avance, comme le font 45 % de la population.


Justement, les entreprises qui investissent sur le marché funéraire ne proposent plus seulement des contrats obsèques. Les prestations ante-mortem se développent dans un contexte où 58 % des Français avouent ignorer les procédures à suivre concernant la préparation des funérailles. Telles sont les données issues de l’IFOP.

Les services post-mortem connaissent aussi une réelle progression. Pour informer ses héritiers ou ses bénéficiaires sur les sommes qu’ils recevront après son décès, un assuré peut par exemple se tourner vers GrantWill. Cette entreprise s’impose comme le leader de la transmission post-mortem en Europe.

Les entreprises de pompes funèbres composent avec les nouveaux modes de consommation

Plus de la moitié des Français (53 %) accordent une importance particulière au prix lorsqu’il est question de choisir un monument funéraire. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’IFOP. C’est la raison pour laquelle les offres low cost pullulent avec les possibilités de personnalisation qui en découlent.

Nombre d’entreprises de pompes funèbres s’adaptent aussi aux demandes de certains clients en agissant de manière écoresponsable. Ainsi, au lieu des lourds cercueils en bois (entraînant la disparition de 30 000 mètres carrés de forêt par an), elles peuvent proposer des réceptacles en carton biodégradables.

D’autres consommateurs optent pour la crémation, qui pollue 3,6 fois moins que l’inhumation. Avec cette dernière pratique, les thanatopracteurs peuvent dépenser jusqu’à 10 litres de produits (aldéhyde formique, méthanol, éosine, etc.) pour décélérer le processus de décomposition d’un corps.