Des experts de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont avancé que la généralisation des voitures autonomes ne ferait qu’accentuer le taux de congestion sur les routes. Pour aboutir à cette conclusion, ils ont estimé l’évolution du nombre d’automobiles en circulation dans la ville zurichoise sur vingt ans. En effet, 359 usagers de la route dans le canton ont été interrogés sur leurs modes de déplacement.

Après avoir obtenu l’autorisation de la Confédération en 2015, l’entreprise Swisscom a lancé sa première automobile intelligente. Un bon départ pour la Suisse, en retard par rapport à ses voisins européens.

La voiture individuelle définira-t-elle les standards de demain ?

En se référant aux analyses de l’EPFZ, voici les conséquences qui peuvent résulter de la démocratisation des véhicules autonomes dans les rues de Zurich :

  • Utilisation de moins en moins fréquente des moyens de transport en commun comme les bus et le métro ;
  • Accessibilité à tous les membres de la famille, y compris à ceux qui n’ont pas encore passé leur permis de conduire ;
  • Recrudescence des déplacements superflus.

De nombreuses familles pourront être séduites par le mode de conduite autonome. Non seulement les voitures autonomes simplifient le quotidien, mais encore les dépenses de fonctionnement sont relativement abordables. Il en est de même pour le coût d’achat. Toujours est-il que les résultats de l’enquête ont fait l’objet d’une extrapolation, de manière à ce que l’échantillon corresponde à 10 % des usagers de la route.


L’École polytechnique fédérale de Zurich alerte sur un possible renforcement du trafic routier

Dans le meilleur des scénarios, les voitures individuelles représenteront 29 % de l’ensemble du trafic, sachant que le taux s’élève actuellement à 44 %. Telle est la déclaration des experts de l’EPFZ en supposant que les moyens de transports autonomes seront exploités par les taximen et les professionnels du transport en commun. Selon eux, le prix d’un ticket de bus autonome est supposé devenir deux fois moins cher que celui d’un bus classique. Les usagers bénéficieront-ils aussi d’une assurance pas chère ?

Les résultats fournis par l’établissement de renommée internationale contredisent de nombreuses études basées sur des simulations, qui prévoient une diminution du taux de congestion jusqu’à 90 %. D’après les chercheurs de l’École technique, la réduction du trafic individuel passe uniquement par l’allocation des voitures autonomes aux transports publics.