Après une longue période de baisse, le marché automobile français a affiché des ventes en hausse de 1,2 % en juin 2020, par rapport à la même période l’année dernière. L’information a été révélée début juillet par le CCFA. Cette reprise est notamment due au plan de relance gouvernemental dévoilé fin mai et déployé le mois suivant.

Les ventes de voitures dans l'Hexagone ont commencé à reprendre depuis la fin du confinement. En juin dernier, les résultats ont légèrement dépassé les chiffres enregistrés l'année dernière, comme l'indiquent les données publiées par le CCFA. Il s'agit d'une bonne nouvelle pour tous les acteurs liés à ce secteur, comme les équipementiers, les professionnels de l'assurance

Au printemps 2020, les constructeurs ont réalisé des contre-performances historiques, à cause du confinement et de la crise sanitaire en général. Ainsi, les immatriculations de voitures neuves en France ont respectivement baissé de 72 %, de 88,8 % puis de 50,3 % en mars, en avril et en mai.

Les constructeurs restent prudents

Sans surprise, le plan de relance de la filière automobile a renforcé la progression des ventes sur le segment des électriques, hybrides et hybrides rechargeables en juin. Les mesures déployées encouragent en effet l'achat de voitures moins polluantes.


Cependant, les modèles d'entrée de gamme étaient les best-sellers sur cette période, selon le CCFA. Le phénomène peut notamment s'expliquer par le lancement de la nouvelle prime à la casse. Grâce à cette dernière, les profils jusque-là insolvables ont eu la possibilité de remplacer leur vieux véhicule.

Eu égard à ce phénomène, les professionnels souhaitent que l'exécutif ne supprime pas brutalement ce dispositif exceptionnel, mais qu'il instaure plutôt des paliers. Pour rappel, l'aide doit bénéficier aux 200 000 premiers demandeurs dont le dossier est validé. Vu le rythme actuel, le quota devrait être atteint courant août d'après les spécialistes.

Dans l'ensemble, les constructeurs automobiles se réjouissent de ces premiers chiffres positifs. Toutefois, ils doivent encore écouler les stocks dus à la crise sanitaire avant de pouvoir revenir à leur rythme habituel. Comme l'a résumé le président de la PFA, Luc Chatel, sur BFM Business :

C'est un premier sursaut qui fait plaisir après le trimestre de tornade qu'on a connu. Le rebond est maintenant à confirmer. Nous sommes prudents sur la suite.

Une amélioration encourageante

En juin dernier, la France a enregistré en tout 233 818 immatriculations de véhicules particuliers, soit une hausse de plus d'un point en un an. Cette amélioration s'explique en partie par la levée du confinement, mais surtout par le déploiement des dispositifs de relance au début du mois.


La reprise des ventes a notamment été stimulée par l'extension du bonus écologique et la nouvelle prime de conversion. Ces mesures incitatives ont en effet encouragé les Français à acquérir des modèles électrifiés ou à remplacer leur vieille voiture. Dans les deux cas, les consommateurs participent au redémarrage du secteur automobile.

Toutefois, juin 2020 dénombrait 2 jours ouvrés supplémentaires par rapport au même mois en 2019. En les ramenant au même nombre de jours, les analystes ont fait état d'un léger recul comparé à l'année dernière. Néanmoins, les résultats enregistrés sur le marché français restent assez encourageants, eu égard au contexte sanitaire et économique actuel.

Au premier semestre, les ventes sur le marché des véhicules neufs en France ont totalisé 715 802 unités, soit un recul de 38,6 %. Les professionnels du secteur prévoient par ailleurs un repli global de 20 %, voire de 30 % cette année. En effet, les baisses accumulées durant les deux premiers trimestres ne peuvent plus être compensées, selon les spécialistes.