La plupart des Français sont favorables à l’interdiction du téléphone portable à l’école

Avec le début de cette nouvelle année scolaire, la question relative à l’usage des téléphones portables resurgit. Pour les parents comme pour les enseignants, interdire leur utilisation pendant les cours s’avère nécessaire.

 Afin de les soutenir, le gouvernement a adopté la loi du 3 août 2018 qui prévoit de bannir l’utilisation d’un téléphone durant les cours.

Il reste toutefois difficile de l’appliquer, que ce soit pendant les périodes scolaires ou périscolaires, encore moins lors des activités réalisées en dehors ou au sein de l’établissement. La loi demeure donc peu efficace pour lutter contre l’usage des téléphones à l’école.

Des sanctions légères pour les élèves fautifs

Bien qu’une loi soit en place, le plus difficile reste de l’appliquer et de dissuader les élèves d’utiliser leur téléphone pendant les cours ou dans le cadre de toute activité réalisée au sein de l’établissement. En effet, les établissements ne peuvent compter que sur des sanctions légères contre les élèves fautifs.

Par ailleurs, ce texte ne change quasiment rien pour les élèves. Il interdit en effet l’usage du téléphone pendant les cours, mais leur laisse la possibilité de garder l’appareil sur eux. Pendant les pauses, ils peuvent donc bel et bien s’en servir.

Néanmoins, s’ils ont recours à leur portable en plein cours, la loi laisse aux établissements la possibilité d’appliquer une sanction adéquate, en confisquant l’appareil par exemple. Seuls les élèves en situation de handicap ou ceux qui se trouvent dans des situations particulières échappent à cette interdiction.

En tout cas, les moyens déployés pour son application restent insuffisants. En effet, le gouvernement a prévu l’installation de casiers pour ranger les téléphones dans la journée. Leur mise en place est pourtant coûteuse pour les établissements.

Des préférences qui diffèrent selon l’âge

Bien entendu, le recours à des casiers s’accompagne des mesures adaptées pour assurer la sécurité des appareils qui y sont déposés. Néanmoins, les élèves ont la possibilité de souscrire une assurance téléphone pour couvrir d’éventuels dommages.

Toutefois, pour l’heure, ces précautions ne sont pas forcément nécessaires, car le projet de construction de casiers n’avance pas. À défaut, les élèves sont uniquement sensibilisés à éviter le téléphone, du moins pendant les cours.

Par ailleurs, avec ou sans ces dispositifs, les Français souhaitent une réelle application de cette interdiction. D’après le sondage réalisé par YouGov, 82 % d’entre eux sont même favorables à une application sévère de cette loi.

Néanmoins, cette même étude révèle que les opinions diffèrent suivant l’âge des personnes interrogées. Parmi les 1 030 participants, 92 % des individus de plus de 55 ans approuvent une stricte interdiction des téléphones à l’école, contre seulement 52 % des 18 à 24 ans. Ces derniers expliquent leur réticence par l’envie de rester en contact avec leurs proches.