Pourquoi les bateaux électriques trouvent-ils difficilement preneur ?

Un prix rédhibitoire

Le principal obstacle est son prix onéreux. Il est de 30 % à 50 % plus cher qu’un modèle à motorisation thermique. Xavier de Montgros, président de l'Association française du bateau électrique (AFBE), a déclaré que

« Les bateaux électriques pourraient être plus populaires s’ils ne coûtaient pas aussi cher ».

Par ailleurs, selon les explications de Bérenger Laurent, développeur commercial du chantier breton Naviwatt,

« Les exigences des utilisateurs font obstacle à l’entrée des bateaux électriques dans le secteur de la plaisance ».

En effet, les besoins de puissance sont encore considérables, ce qui nécessite une solution de production et de stockage d’électricité adaptée.


Si un acheteur a droit, depuis longtemps, à des aides gouvernementales lors de l’acquisition d’un véhicule électrique, il n’en est pas de même pour l’achat d’un bateau électrique, sauf pour l’acquisition d’un navire de transport.

Une part de marché minime dans un secteur d’avenir

La part de marché du bateau électrique est infime dans le domaine du nautisme en France. Seuls 2 % des bateaux sont dotés de moteur électrique dans la plaisance.

Pour le transport de personnes et les petits bateaux de services, ils sont à peine un peu plus de 1 % pour chaque catégorie. Pour rappel, il est conseillé aux propriétaires de ce moyen de locomotion de souscrire un contrat d’assurance bateau même si cette démarche n’est pas obligatoire.

Toujours d’après le numéro un de l’AFBE,

« Il est regrettable que la France soit au troisième rang dans ce secteur alors qu’elle dispose de toutes les ressources nécessaires en termes de recherche, d’ingénierie et de chantiers pour être mieux classée ».

Toutefois, le marché de l’électrique ou de l’hybride a un grand potentiel au regard des nombreuses restrictions sur les émissions polluantes.