Alors que les véhicules électriques et à double motorisation rechargeables ne constituent que 2 % des voitures mises en circulation, ils commencent à se faire une place sur le marché de l’occasion. Comment s’explique ce soudain dynamisme ? En tout cas, ce nouveau souffle s’annonce au détriment des ventes de modèles thermiques.

De plus en plus de Français s’intéressent aux voitures électriques d’occasion proposées par les fabricants. Parmi les arguments qui peuvent influer sur la décision d’achat des automobilistes comptent non seulement les garanties octroyées, mais aussi les tarifs affichés.

Encore faut-il tomber sur des modèles sûrs équipés d’une batterie lithium-ion dont l’autonomie a été testée dans des conditions réelles. Le conducteur a le choix entre la location de batterie proposée par les principaux industriels de l’automobile et l’achat d’une batterie dotée d’un label spécifique. Il reste à savoir si les véhicules électriques de seconde main seront la tendance de demain.

Maints Français trouvent l’achat intéressant

Pour de nombreux consommateurs, les véhicules électriques d’occasion demeurent particulièrement attractifs en raison de leur prix abordable (entre 10 000 et 15 000 euros) par rapport aux modèles thermiques. Par ailleurs, afin de pouvoir remplacer leur voiture polluante, les futurs acquéreurs bénéficient de la prime à la conversion (jusqu'à 5 000 euros) s’ils remplissent les critères applicables cette année. Par exemple, les véhicules qu’ils sont censés acheter doivent être équipés d’une pastille Crit’Air 1 ou Crit’Air 2. Suite à la requête des Gilets jaunes, le seuil d’éligibilité est porté à 116 grammes de CO2 par kilomètre.


De plus, les automobiles électrifiées affichent généralement une plus grande valeur résiduelle. Quant au prix plancher, il excède celui des voitures à essence, à modèle équivalent. En guise d’illustration, le directeur des ventes du parc de véhicules Renault, Serge Pietri, avance qu’après une décennie, une Zoe sera toujours estimée à 3 000 euros au moins.

Quelles marques se vendent le plus ?

Au premier semestre 2019, les ventes de voitures électriques de seconde main ont connu une progression de 83 % en l’espace d’un an, avec plus de 8 800 unités écoulées. La consultation d’un quelconque comparateur assurance auto a sûrement aussi dû connaître une forte hausse sur cette période.

Les analyses effectuées par l’Avere-France indiquent que les modèles électriques vendus sont principalement issus des services de location en free floating et des flottes d’entreprises qui s’en séparent au terme de leur contrat de location. Ce marché n’est donc pas dominé par les transactions entre particuliers.

Par ailleurs, une poignée de marques se le partage. Parmi les modèles les plus commercialisés figurent par exemple la Tesla Model S, la Nissan Leaf et la Bluecar. En tout cas, la Renault Zoé demeure en tête des ventes sur le segment des automobiles de seconde main qui fonctionnent avec une batterie électrique. Avec la Peugeot iOn, ces quatre autres modèles totalisent 80 % du marché.