Bien qu’elle ait signé l’Accord de Paris sur le climat, la Suisse s’avère loin de respecter ses engagements. Les Helvètes ont affirmé leur opposition au projet de loi CO2, soumis récemment à une votation populaire. Plus précisément, la moitié d’entre eux s’est prononcée pour le non lors du référendum du 13 juin dernier.

Il y a deux ans, l'émission de gaz carbonique du parc automobile neuf dans le pays a été la plus élevée d'Europe. Dans les détails, celle-ci a été estimée en moyenne à 137,7 g/km. Par rapport à cela, la Suisse semble réticente à l'idée de réduire son rejet de CO2. À noter pourtant qu'elle fait partie des signataires de l'Accord de Paris sur le climat. À titre de comparaison, l'Allemagne, qui a également adhéré, ambitionne de diminuer son empreinte carbone de 65 % à l'horizon 2030.

Dans la Confédération helvétique, les dirigeants ont en réalité élaboré une proposition de loi visant à améliorer le bilan CO2 du pays.


Conséquence d'une crainte des ruraux

Toutefois, les pouvoirs politiques devront réexaminer la question et essayer de soumettre à nouveau un projet de loi. En effet, le référendum sur le texte actuel s'est tenu le 13 juin 2021. D'après les résultats, la Suisse n'est pas encore prête à honorer son engagement contre les gaz à effet de serre. C'est une des grandes orientations de l'Accord de Paris. Pour l'heure, aucun risque de baisse d'activité n'est donc en vue pour un comparateur d'assurances dédiées aux véhicules par exemple.

À ce sujet, la population a porté son choix sur le non. Selon les observateurs, cela découle de l'inquiétude remarquée chez les ruraux de subir les conséquences des nouvelles mesures présentées au référendum. Celles-ci auraient provoqué une flambée des tarifs des carburants, ainsi que des billets d'avion. Inévitable, cette hausse touchant notamment le gazole et le sans plomb aurait été lourde à supporter pour les habitants des campagnes. Contrairement aux citadins, l'offre de transport public à laquelle ils ont accès se révèle en effet restreinte.

La politique climatique helvète menacée

Dans les détails, la votation populaire s'est soldée par un refus prononcé par plus de la moitié des Suisses. Pour information, le taux de participation s'élevait à 59 %. Face à ce résultat, le parti Union démocratique du centre a déclaré que c'est :

La fin du mois avant la fin du monde.

En ce sens, le peuple helvète a signifié qu'il porte principalement son appréhension sur le très court terme. Le reste n'est que futilité. D'ailleurs, l'UDC figure parmi les rares groupements politiques hostiles à la proposition de loi. D'un point de vue territorial, seuls cinq cantons étaient favorables à cette dernière. Il s'agit de Genève, Neuchâtel, Vaud, Zurich et Bâle-Ville. Le taux d'approbation le plus élevé a été enregistré dans ce dernier, avec une proportion de 66,64 %.

Dans un communiqué, le Parti Libéral-Radical (PLR) a souligné que la révision de la loi sur le carbone est indispensable. Sans cela, la politique suisse en matière de climat se trouve sérieusement en danger, prévient-il.