Durant les 30 dernières années, la manière dont fonctionne le réseau de données non filaire a progressivement évolué. Une nouvelle technologie fournissant du très haut débit est sur le point de bouleverser le quotidien des populations connectées : la 5G. Le dirigeant d’Orange estime qu’elle sera déployée dans l’Hexagone au prochain printemps.

Cela fait longtemps que les avis concernant la technologie à privilégier pour développer les réseaux sans fil divergent dans le secteur automobile. Si certains constructeurs comme Volkswagen et General Motors ont une certaine préférence pour le Wi-Fi, d’autres misent plutôt sur la 5G, à l’instar de Ford et de BMW.

En tout cas, pour l’heure, c’est la 5G qui permet de connecter efficacement un véhicule futuriste avec une autre voiture et son environnement. En effet, cette pratique engage des débits particulièrement élevés. De plus, les échanges d’informations requièrent aussi une faible latence. Les usagers de la route verront-ils réellement leur expérience s’améliorer ?


Une technologie extrêmement prometteuse

Le déploiement de la 5G est censé rendre les automobiles connectées plus intelligentes et les routes plus sûres. Par exemple, le champ et l’angle de vision (à 360 degrés) seront renforcés. Les voitures pourront ainsi mieux anticiper les risques d’accident et contribuer à une meilleure circulation.

Mais le plus grand challenge concerne la baisse du niveau d’accidentologie sur les routes, sachant que l’erreur humaine compte parmi les raisons les plus fréquemment citées pour justifier un accident routier. Or, il se peut que les conducteurs doivent patienter jusqu’en 2025 pour que la technologie desserve les axes de transport principaux.

Afin de concrétiser un tel projet, Qualcomm Technologies a établi un partenariat avec le fabricant français de voitures PSA. Nissan a aussi l’intention de se lancer dans cette voie. La marque a d’ailleurs exposé de nouvelles fonctionnalités lors du CES 2019 qui s’est tenu outre-Atlantique. Grâce au dispositif « Invisible-to-Visible » (I2V), il est possible d’évaluer les risques potentiels même dans les virages.

Davantage de services intégrés pour une meilleure expérience de conduite

Par le biais du système « Cellular Vehicle to Everything » (V2X), les voitures pourront s’échanger des informations entre elles. Elles pourront également reconnaître les nombreuses infrastructures comme les feux de circulation. Les dispositifs de contrôle ne sont pas en reste. Les assureurs peuvent-ils exploiter ces données pour adapter leurs offres au profil des conducteurs et procéder automatiquement à une résiliation assurance s’ils pensent prendre trop de risques ?


En tout cas, il est encore nécessaire de déployer de grands moyens pour rendre les modes de transports connectés les plus autonomes possible et pour harmoniser la circulation. Concernant le débit requis pour l’envoi de fichiers, il s’élève à 500 mégabits par seconde, contre 1 gigabit par seconde pour le téléchargement.

Parallèlement à l’optimisation de la 5G, le volume de services embarqués est supposé croître de 150 % de 2016 à 2020. Les acteurs du secteur pourront par exemple intégrer de nouvelles fonctionnalités pour optimiser le confort des occupants ou le système d’aide à la conduite. À l’avenir, les appels d’urgence et les accidents devraient également être mieux gérés.