Les taxes sur l’assurance automobile se répercutent sur les cotisations que les conducteurs doivent débourser pour se couvrir. Les primes des assurés tendent généralement à augmenter au fil des années en raison de ces prélèvements. Néanmoins, il est possible de diminuer leur impact sur le prix de la couverture. Explications.

La grille tarifaire des assureurs évolue tous les ans. La plupart du temps, le changement se traduit par une légère hausse. Les clients ne sont toutefois plus obligés de la subir. En effet, grâce à la loi Hamon, les automobilistes ont la possibilité de rompre leur contrat d'assurance après un an d'engagement.

Pour ce faire, ils devront envoyer une lettre de résiliation. Ce sera éventuellement l'occasion de renégocier les tarifs de la couverture. En effet, il est possible que l'assureur propose des prix plus avantageux pour éviter de perdre un client. Dans tous les cas, il faut savoir que la hausse des primes est liée à celles des taxes d'assurance.

Les éléments pris en compte pour calculer les primes des automobilistes

Pour cerner les changements opérés par les assureurs sur leur grille tarifaire, il faut connaître les éléments pris en compte pour calculer les primes des automobilistes. Il s'agit notamment de variables relatives au véhicule à couvrir, à savoir :

  • La marque et le modèle ;
  • Le type de motorisation ;
  • Les équipements embarqués ;
  • L'âge.

Le profil du conducteur est aussi déterminant. Ce terme englobe son historique en tant qu'assuré, l'ancienneté de son permis, son âge et son lieu de résidence. Ce dernier paramètre est particulièrement important, car les compagnies fixent leurs tarifs en fonction de la sinistralité dans une région donnée.

D'autre part, il faut souligner que des prélèvements fiscaux sont appliqués sur certaines garanties d'un contrat d'assurance auto. Ils s'élèvent à :

  • 18 % des cotisations pour la garantie responsabilité civile ;
  • 18 % pour les garanties collision, incendie et vol.

Enfin, 15 % des primes des assurés sont reversées à la Sécurité sociale.

Changer d'assureur en cas de hausse importante ou injustifiée des primes

Les cotisations des conducteurs sont donc constituées en partie de taxes. Logiquement, la hausse de ces dernières, bien que minime, entraînera l'augmentation du prix de l'assurance auto. D'ailleurs, il est généralement question d'une progression de 1 à 2 % par an des primes des assurés.

Le reste des cotisations évolue suivant les différents paramètres précités. Parfois, les clients peuvent faire face à des erreurs de leur assureur ou des augmentations injustifiées. Dans ce cas, ils sont en droit de faire une réclamation. Ils doivent simplement s'assurer que la hausse ne découle pas de :

  • La mise en œuvre d'une clause d'indexation stipulée par le contrat ;
  • L'application du malus ;
  • L'évolution des taxes ;
  • L'intégration d'une garantie imposée par la loi.

En effet, ces situations ne peuvent pas être contestées. Néanmoins, l'assuré pourra opter pour le changement de couverture afin de trouver de meilleurs tarifs s'il remplit les conditions requises pour résilier son contrat.