Les usagers de la route ne savent plus quelle voiture acheter par rapport à leurs besoins. Les types de motorisation pullulent et chaque constructeur vante les mérites de leurs innovations. En tout cas, les automobilistes se préoccupent davantage de la consommation énergétique et des émissions de leur véhicule que des particularités du dernier modèle de telle ou telle marque.

Pour certains ménages, les voitures électriques coûtent encore cher malgré les bonus écologiques accordés par le gouvernement pour encourager les Français à acheter des modèles propres. Pourtant, les taxes écologiques imposées aux véhicules qui carburent à l’essence sont lourdes. Quant aux moteurs diesel, la méfiance s’installe suite au scandale du dieselgate. De plus, ils pourront bientôt être interdits de circulation.

Ainsi, les futurs acquéreurs se posent de nombreuses questions sur la motorisation à privilégier, même si une comparaison assurance peut aider dans le choix du modèle. En même temps, de nouvelles solutions de mobilité sont proposées et la réglementation évolue.

Le superéthanol comme alternative aux carburants polluants ?

En attendant la démocratisation des véhicules électrifiés, certains acteurs n’hésitent pas à expérimenter le bioéthanol (E85), moins polluant que le carburant classique. Non seulement l’éthanol consommé dans l’Hexagone ne requiert pas de kit de conversion, mais il peut aussi être adapté à d’anciennes motorisations essence. Dans ce dernier cas, les usagers augmentent la quantité de carburant de manière progressive lorsqu’ils font le plein.


Si ce procédé permet aux consommateurs d’acheter moins d’essence et d’économiser de l’argent, l’État effectue déjà des tests sur les catalyseurs des véhicules concernés. Sachant que ces supports n’ont pas été destinés à traiter les restes imbrûlés, il tient à évaluer les gaz polluants qui s’en échappent.

Si les tests affichent des résultats non rassurants, les automobilistes devront s’attendre à ce que le gouvernement fasse appliquer des mesures contraignantes.

Améliorer les performances de la voiture électrifiée pour la généraliser

En abordant justement les mesures dissuasives quant à l’achat de voitures polluantes, le malus sera davantage renforcé en 2020 avec deux barèmes qui tiennent compte du nouveau protocole d'homologation WLTP. Pour leur part, les subventions continueront d’être versées aux acquéreurs de véhicules électriques.

Les constructeurs de leur côté redoublent d’inventivité pour améliorer l’autonomie des modèles équipés de batterie électrique. Par exemple, le fabricant Renault a multiplié par deux l’autonomie de ses Zoe, capables de parcourir une distance de 395 kilomètres. Cependant, le prix (26 000 euros) reste inchangé.

Cette performance suffit-elle pour utiliser la voiture en question pour partir le temps d’un week-end ou en vacances ? Certains usagers de la route pourraient avoir du mal à concevoir le fait d’acheter un véhicule électrique particulièrement onéreux tout simplement pour réaliser les trajets quotidiens avec moins de 120 kilomètres à parcourir.