Les pays se déconfinant progressivement, il est de nouveau possible de prendre l’avion pour voyager. Néanmoins, les compagnies aériennes sont tenues d’appliquer des mesures sanitaires pour éviter l’apparition d’une nouvelle vague épidémique. À cet effet, l’OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) a émis une pléthore de recommandations visant à assurer la sécurité dans les aéroports comme à bord des appareils.

Selon l'OACI, le nombre de clients des compagnies aériennes est susceptible de baisser de 1,5 milliard jusqu'à la fin de l'année en raison de la crise du coronavirus. Ces entreprises essuieraient alors des pertes dépassant 282 milliards d'euros. Pour les limiter, l'activité devait reprendre au plus vite.

C'est ainsi que l'agence des Nations unies en charge du transport aérien à l'international a récemment dévoilé un guide sur les pratiques sanitaires à adopter dans le cadre d'un voyage en avion. Les recommandations présentées dans le document rassureront certainement les personnes devant prendre ce moyen de transport, mais qui appréhendent cette démarche. Pour davantage de sérénité, elles peuvent souscrire une assurance voyage.

Les principales mesures à adopter durant le vol

L'OACI recommande le port du masque dans tout avion. Les passagers sont également tenus de limiter leurs déplacements dans l'appareil durant le vol. Par ailleurs, l'agence préconise l'affectation d'une cabine de toilettes aux voyageurs selon leur place. Le préemballage de la nourriture et la désinfection régulière des avions figurent aussi parmi ses propositions.


L'industrie aérienne redoutait que l'OACI demande la condamnation d'un siège sur deux pour garantir une distance de sécurité entre les voyageurs. Les acteurs du secteur estiment que leur modèle économique ne peut pas supporter une telle mesure. L'agence n'a finalement pas formulé cette exigence. Elle souligne toutefois que dans la mesure du possible, les passagers doivent être placés à une certaine distance les uns des autres.

Cette disposition dépendra foncièrement du niveau d'occupation de l'appareil.

Ces différentes mesures ne sont pas obligatoires. De plus, elles peuvent changer suivant l'évolution de la crise sanitaire. En tout cas, elles découlent d'un consentement global, ce qui leur confère une autorité leur permettant de s'instaurer comme une référence mondiale. C'est ce qu'a expliqué celui qui a représenté l'Hexagone au conseil de l'OACI, Philippe Bertoux.

Des recommandations qui s'appliquent dès l'arrivée à l'aéroport

L'OACI recommande aux consommateurs de s'enregistrer en ligne avant de venir à l'aéroport et de voyager avec peu de bagages. Elle leur conseille également de privilégier les cartes d'embarquement sur mobile. Il en va de même pour les technologies sans contact déployées dans les aéroports.

Dans son rapport, l'agence note :

Cela permettra d'éliminer ou de réduire fortement la nécessité d'un contact entre employés et passagers pour les documents de voyage.

L'OACI avance aussi que des contrôles devront être effectués sur les voyageurs avant qu'ils n'embarquent. Ils devront notamment passer par une vérification de température. Par ailleurs, les passagers devront se munir d'un document qui atteste leur état de santé. Pour leur part, les employés devront s'équiper de gants et de masques médicaux ou de visières.

En outre, l'organisation préconise de restreindre l'accès au terminal aux voyageurs et au personnel. Les personnes souffrant de handicap pourront néanmoins se faire accompagner. Dans cette partie de l'aéroport, le port du masque devra être obligatoire.

De plus, il faudra observer une distance physique d'un mètre minimum.