En dressant le bilan de l’année 2018, l’informateur de référence dans le secteur assurantiel constate que le prix de la voiture moyenne est passé à 26 035 euros. Cette baisse de 682 euros découle, selon lui, des nouveaux modes de consommation anti-diesel adoptés par les usagers de la route de l’Hexagone.

Cette nouvelle tendance ne règle cependant pas la question de la pollution atmosphérique, comme l’indique la presse des professionnels de l’assurance. En effet, en considérant aussi bien les véhicules d’entreprise que les voitures particulières, elle a dressé les caractéristiques de la voiture moyenne sur le territoire.

Faire plus attention à la consommation en carburant qu’au contenu des véhicules

Selon la source en question, les salariés roulent, en 2018, avec un véhicule de société qui coûte 4 547 euros de plus que la voiture moyenne. Sa puissance augmente de 17 chevaux et sa longueur fait 17 centimètres de plus. Mais comme le diesel représente encore 68 % des achats d’automobiles réalisés par les firmes, les modèles constituant leur parc automobile seraient d’autant plus sobres.


Concernant les automobiles utilisées par les ménages, leur portrait-robot est aux antipodes des véhicules mis à la disposition des salariés. Moins longs, ces derniers coûtent 2 617 euros de moins et roulent avec un moteur moins performant (5 chevaux en moins). L’application du barème anti-pollution a fait que les conducteurs français se tournent désormais vers les modèles de catégorie inférieure. Ils portent moins d’intérêt qu’avant à garnir le contenu de leur voiture.

Les grosses cylindrées délaissées par les particuliers

Si le prix de la voiture moyenne chute entre l’année 2017 et l’année 2018, elle serait plus polluante. D’après le site d’actualité français, elle émet, en termes d’émission de CO2, deux grammes de plus et consomme un litre supplémentaire de carburant. Les compagnies d’assurance, qui détiennent aussi les plateformes de simulation assurance, en ont-elles profité pour gonfler leurs recettes, sachant que les véhicules propres sont moins chers à assurer ?

Puisque les automobilistes appréhendent les éventuelles restrictions de circulation dans les grandes agglomérations, ils ont préféré s’orienter vers des modèles qui carburent à l’essence. Ces derniers constituent 76 % des achats. Sachant que les voitures roulant au diesel coûtent moins cher que les modèles à essence, le site d’information relate que la vente d’automobiles à plus de 25 000 euros connaît un recul en l’espace d’une année. Celle-ci est passée de 49 à 44%.