L’opérateur de transports publics a investi chez Zenride, une start-up française de vélos créée en 2018. Une levée de fonds de 8 millions d’euros a été réalisée à travers la RATP Capital Innovation pour permettre aux jeunes pousses de promouvoir les solutions de mobilité alternative, comme le covoiturage, l’auto-partage ou le scooter électrique.

De multiples actifs financiers

Selon Olivier Issaly, le nouveau CEO de Zenride,

Nous projetons de nous étendre dans les grands groupes tout en offrant notre service aux entreprises du CAC 40 et celles du SBF 20.

La RATP n'a pas souhaité laisser passer cette opportunité à l'heure où les pistes cyclables sont de plus en plus nombreuses et les entreprises qui envisagent de réduire leur empreinte carbone augmentent en nombre.

Stéphanie Bourgeais, directrice de RATP Capital Innovation, estime que

Cela faisait longtemps que le groupe cherchait des start-ups spécialisées dans le domaine.

Elle poursuit que

Zenride aspire à populariser le vélo en donnant la possibilité aux salariés de l'utiliser grâce aux entreprises pour qui ils travaillent.

En 2017, la RATP a commencé à mettre en place un fonds consacré aux nouvelles mobilités qui s'élevait à 30 millions d'euros.

Cette enveloppe a entre autres été investie dans :

  • Klaxit, une société spécialisée dans le covoiturage domicile travail ;
  • Communauto qui est un acteur de l'auto-partage ;
  • Cityscoot qui est un spécialiste du scooter électrique ;
  • Zenpark, un opérateur de parking partagé.

Ce fonds a aussi servi à financer la smart City et permis à la RATP de prendre une participation dans Vianova, un site conçu pour assister les villes dans l'organisation des flux de micromobilité et les aider à assimiler la logistique urbaine.

À noter que la souscription d'une assurance vélo n'est pas obligatoire. Elle reste toutefois recommandée pour se faire indemniser en cas de vols ou d'accidents.


Les acteurs de la mobilité et des transports durement impactés par la crise sanitaire

Stéphanie Bourgeais souligne que

Ces deux dernières, le groupe s'est vu contraint de réaliser de concessions et s'est surtout focalisé sur l'accompagnement des start-ups de son portefeuille.

La crise sanitaire liée au Covid-19 a constitué un véritable blocage pour les acteurs de la mobilité, dont la plupart ont été obligés de souscrire un PGE (prêt garanti par l'État).

De même, les ressources de la RATP ont significativement chuté avec le développement du télétravail et la diminution du nombre de touristes.