Sur une chaîne de télévision française, le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué vouloir encourager la demande en voitures grâce à des soutiens financiers. Autrement, les ménages voudront investir leur argent dans d’autres projets. Ils ne seront pas non plus tentés de remplacer leur véhicule thermique par une automobile à faibles émissions.

Les pouvoirs publics travaillent actuellement sur la possibilité de relancer les différents secteurs de l’économie via des incitations fiscales. Tel est le cas de l’industrie automobile, elle-même rattachée au marché de l’assurance. À ce propos, les aides ne devraient concerner que les voitures électriques. De cette manière, la France continuera de s’engager dans une croissance respectueuse de l’environnement, comme l’a relaté Bruno Le Maire.

À cause des mesures de confinement, les ventes de voitures sur le marché hexagonal ont diminué de 72 %, en mars dernier. Les chiffres de la première semaine du mois d’avril sont encore plus inquiétants, l’effondrement des ventes s’établissant à 96,3 %.

Les constructeurs de voitures réclament davantage de souplesse concernant la production de modèles électriques

Depuis mars dernier, le calcul du malus écologique se fonde sur le protocole d’homologation WLTP, ce qui durcit les règles en matière d’émissions de dioxyde de carbone. À compter de cette année, les fabricants de voitures sont censés réduire le niveau moyen de CO2 rejeté par kilomètre. À partir de 2021, ils ne pourront plus vendre des véhicules qui émettent en moyenne plus de 95 grammes par kilomètre. En cas de manquement à cette obligation, ils s’exposent à de lourdes amendes.


Au fur et à mesure des années, les voitures polluantes seront de plus en plus pénalisées. Pour 2020, les industriels aspirent à ce que le gouvernement les exonère de la réalisation des objectifs en termes de CO2. Dans le contexte actuel marqué par l’épidémie de coronavirus, ils estiment qu’il leur est difficile de développer leurs gammes. En effet, le repli du marché, tout comme la fermeture des usines, impacte leur stratégie commerciale.

Les entreprises bénéficieront plus longtemps du bonus écologique de 2019

Pour profiter du bonus de l’année 2019, les entreprises qui ont commandé une voiture électrique neuve devaient se la faire livrer avant le 31 mars dernier. Afin de contribuer à la reprise du secteur, le gouvernement a déjà pris quelques initiatives concernant le barème de l’aide financière.

Du fait des problèmes financiers rencontrés par les sociétés, l’État a allongé la validité du bonus 2019 de trois mois supplémentaires. Il s’avère plus intéressant que celui de l’année en cours. Concrètement, les entreprises pourront y prétendre jusqu'au 15 juin prochain. Elles percevront une somme de 6 000 euros à l’acquisition de leurs modèles, si les commandes ont été passées l’an dernier.

Encore faut-il que les véhicules rejettent moins de 20 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre. Cette année, le bonus est supposé descendre à 3 000 euros. Il reste à savoir si les ménages bénéficieront aussi d’un privilège similaire.