Si le gouvernement a énormément investi dans le déploiement des voitures électriques afin de réduire les émissions de gaz polluants, il tient aussi à promouvoir le développement d’autres solutions d’écomobilité. Par exemple, un cadre réglementaire a été pensé pour inciter les populations à se déplacer à vélo. Encore faut-il lutter contre les éventuels vols.

En plus de faciliter la transition écologique, l'usage du vélo se révèle moins cher et contribue au maintien d'une bonne santé, comme le confirme l'exécutif. D'ailleurs, la prolifération de ce moyen de transport renforce l'attractivité des agglomérations concernées.

C'est la raison pour laquelle le gouvernement cherche à favoriser le recours aux deux-roues pour les trajets quotidiens, à travers le « Plan vélo et Mobilités actives », qui a été présenté par le chef du gouvernement le 14 septembre 2018. Avec ce projet, les pouvoirs publics espèrent porter à 9 % la part modale du vélo d'ici 2024, sachant qu'elle s'élève actuellement à 3 %.


Soulever les freins à l'acquisition d'un deux-roues

Tous les ans, quelque 300 000 individus déclarent un vol de vélo. Rien que dans la capitale française, 4 600 vélos ont été subtilisés en 2018. Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement a décidé que toutes les bicyclettes commercialisées devront faire l'objet d'une immatriculation à compter de l'année prochaine, qu'elles soient neuves ou non.

En même temps, cette pratique, qui n'est pas nouvelle, a déjà permis de retrouver 40 % des vélos dérobés. Toujours est-il que la fréquence des vols constitue l'un des principaux obstacles à l'acquisition de tels véhicules.

Un crédit de 350 millions d'euros est alloué à la réalisation du Plan vélo qui, outre la démocratisation du marquage, permet d'octroyer une indemnité kilométrique. Avec cette somme, le gouvernement entend également construire davantage de pistes cyclables.

La procédure s'applique aussi bien aux vélos récemment acquis qu'à ceux détenus depuis longtemps

L'idée de faire immatriculer les vélos récemment acquis a été inspirée des méthodes utilisées pour régir la mise en circulation des automobiles et des motos. Les utilisateurs devront se soumettre à cette obligation 12 mois après que la loi Mobilités aura été promulguée, dès lors qu'ils possèdent un vélo neuf.

Si ce dernier est d'occasion, les intéressés disposeront d'un délai de 24 mois pour se conformer à la réforme. Toutefois, les cyclistes n'auront aucunement à se procurer une carte grise ni une assurance vélo, bien qu'elle soit recommandée pour être dédommagé à la suite d'un vol.

Quant à ceux qui détiennent un vélo depuis longtemps, il leur suffit de procéder au marquage auprès d'un organisme agréé. Dans tous les cas, les immatriculations serviront à établir un fichier national d'identification.