Il s’avère que l’opinion des consommateurs concernant le diesel change tous les ans. Alors que l’année 2018 a été caractérisée par une diminution de son attractivité, les intentions d’achat sont en hausse (+4 points) cette année. La tendance est d’autant plus significative chez les acquéreurs de voitures d’occasion (+9 points).

Cela fait maintenant quelques années que le gouvernement s’active pour encourager la production et la consommation de véhicules plus respectueux de l’environnement. Les mesures ne manquent pas pour séduire les usagers de la route.

En revanche, les conducteurs de voitures diesel se voient contraints de payer des taxes dont le montant augmente au fil des années, d’où la perte d’intérêt pour ce type de voiture. Le Dieselgate n’arrange pas la situation des constructeurs désireux d’écouler leurs véhicules. Mais le marché s’est redynamisé, au point que l’intérêt des conducteurs de voitures à essence pour le diesel correspond au niveau de 2017, comme le révèle le dernier baromètre réalisé par un magazine consacré à l’automobile.


L’affaire Volkswagen et les évolutions règlementaires influent sur les décisions des acteurs

Suite au scandale de 2018 concernant les moteurs diesel qui ont été truqués, les adeptes de ce carburant s’en sont détournés. Alors qu’ils étaient 42 % à en utiliser en 2017, les consommateurs invétérés n’étaient plus que 34 % en 2018. Le baromètre révèle que 59 % des sujets interrogés considèrent que les voitures diesel ne définiront pas l’avenir de l’industrie automobile. Non seulement leur dépollution coûte cher mais encore elles font l’objet d’une restriction de la circulation dans les grandes agglomérations. C’est ce qui ressort de l’enquête réalisée auprès de 2 126 individus entre le 12 avril et le 14 mai 2019.

D’ailleurs, certains fabricants de voitures comme Toyota ou Honda ont déjà officiellement indiqué qu’ils arrêteront totalement ou partiellement la production de modèles qui fonctionnent grâce au diesel. Les autorités européennes mettent la pression pour que les émissions de dioxyde de carbone diminuent. Il n’empêche que ce type de véhicule constitue encore un tiers des ventes de modèles neufs dans l’Hexagone.

Les moteurs diesel résistent

Contrairement aux prévisions de plus d’un, les moteurs diesel ne sont pas encore prêts de disparaître. 24 % des sondés comptent s’équiper d’une voiture qui carbure au diesel, contre 29 % d’intentions d’achat pour l’essence. Les plus plébiscités demeurent les modèles d’occasion, les prix étant attractifs en raison de la situation du marché (demande inférieure à l’offre). Cet engouement concerne surtout les personnes qui envisagent bientôt (dans moins de six mois) d’acheter une voiture, qui peuvent pour l’occasion établir préalablement une comparaison assurance.

Du côté des constructeurs, certains d’entre eux entendent profiter du report de l’application du nouveau protocole d’homologation pour commercialiser les voitures qui fonctionnent avec du gazole. Nombre d’industriels comme PSA en font une politique commerciale pour l’année prochaine, de sorte à atteindre leur objectif en termes de CO2 (95 grammes par kilomètre). De quelle façon le nouveau barème de malus écologique impactera ces ventes ?