Dans une étude récente, l’Automobile Club Association a évalué les dépenses annuelles liées à la fiscalité des automobilistes français. Les chiffres sont sans appel. Les propriétaires de voiture consacrent chaque année près de 25 % de leur budget à l’administration fiscale. Les prélèvements sont effectués sur plusieurs postes de dépenses incontournables pour les conducteurs.

Les propriétaires de voiture doivent s'acquitter d'une myriade de taxes au quotidien, du carburant au péage en passant par l'assurance de leur véhicule. Ces différents prélèvements ont tendance à affecter le pouvoir d'achat des ménages français. Ce problème a d'ailleurs entraîné de nombreuses manifestations sociales, dont le mouvement des Gilets jaunes.

La surtaxation des automobilistes est parfois considérée comme étant seulement basée sur une impression. Néanmoins, cette situation a récemment été confirmée par une étude menée par l'Automobile Club Association. L'enquête a donné des données chiffrées concernant les dépenses annuelles des Français véhiculés en matière de taxes et de prélèvements divers.

Des revenus conséquents pour les finances publiques

Sans surprise, le carburant représente le premier poste de prélèvements des pouvoirs publics en matière de taxes, pour un montant total de 42,8 milliards d'euros l'an dernier. La TVA sur les achats et les réparations se retrouve en seconde position en se basant sur la somme récoltée.

Outre les travaux au garage, cette taxe s'applique dès l'acquisition du véhicule et de ses divers équipements. Le montant obtenu par l'État sur ce poste a atteint 18,5 milliards d'euros en 2019, d'après la dernière étude de l'ACA sur le sujet.

L'administration fiscale effectue aussi des prélèvements sur les péages. La taxe associée à ces dispositifs a rapporté 12,6 milliards d'euros l'année dernière. Il s'agit ainsi de la troisième source de revenus des caisses publiques dans le secteur automobile. Enfin, les conducteurs français ont payé 5,1 milliards d'euros de taxes à travers leur assurance automobile l'an dernier.

Un moyen de déplacement surtaxé

La France est le troisième pays européen le plus cher en matière de taxes automobiles, selon les derniers chiffres publiés par l'ACEA (Association des constructeurs européens d'automobiles). Dans le domaine, elle est seulement devancée par l'administration fiscale belge et l'État autrichien, d'après l'organisme.

Concrètement, chaque automobiliste doit payer 2 619 euros de taxes annuelles en moyenne dans l'Hexagone. En tout, ces prélèvements ont rapporté près de 83,9 milliards d'euros au Trésor public l'an dernier. De nombreux observateurs dénoncent ainsi l'énorme pression fiscale subie par les conducteurs français.

En effet, de nombreux citoyens dépendent totalement de la voiture pour assurer leurs déplacements quotidiens. Ainsi, cette importante taxation affecte inévitablement le budget des ménages. Or, ces derniers ne disposent parfois d'aucune alternative, notamment dans les zones peu ou non desservies par les transports en commun. La voiture est également incontournable pour les populations vivant en milieu rural.