Faute de permis de conduire, les adeptes de trottinettes électriques et d’autres EDPM (engin de déplacement personnel motorisé) ne font aucun cas du Code de la route. Leur conduite se dégrade d’après le baromètre de la Sécurité routière rendu public récemment par Axa Prévention. Il faut dire que ce mode de déplacement est devenu très populaire depuis la crise sanitaire en 2020.

Des comportements à risques

Les conducteurs de trottinette électrique « ne prennent pas de gant » lorsqu'ils se faufilent dans les rues. La plupart d'entre eux considèrent l'engin comme un jouet, ce qui donne lieu à des comportements dangereux.

Parmi les 237 « trottinettistes » interrogés l'an dernier lors du sondage, huit sur dix affirment avoir téléphoné tout en conduisant (en hausse de +23 % par rapport en début d'année 2020), sept sur dix déclarent avoir consulté ou envoyé des SMS (+25 %) et les deux tiers avouent être sur les réseaux.

Au vu de ces attitudes « inconscientes », il est surprenant de constater que la pratique des trottinettes ne soit pas suffisamment encadrée par la loi.


D'ailleurs, en cas de collision avec un automobiliste, c'est toujours l'assurance de ce dernier qui dédommage les usagers de deux-roues imprudents malgré l'assurance trottinette électrique.

Non-respect des règles de bonne conduite

L'étude pointe du doigt la méconnaissance de la législation ainsi que l'absence de campagne de sensibilisation sur la bonne pratique s'appliquant à la conduite des EDPM. Si une loi règlemente l'usage de ces engins depuis 2019, rares sont les conducteurs à la respecter.

Seulement 40 % des répondants connaissent l'existence de cette règle qui veut promouvoir une utilisation responsable et plus sûre des trottinettes. Ainsi, 79 % des sondés reconnaissent rouler sur le trottoir, 68 % avouent ne pas s'équiper d'un casque et 66 % expliquent avoir grillé le feu orange.

Aucune amélioration n'a été constatée depuis l'entrée en vigueur de cette loi, la situation semble même s'empirer.

En revanche, du côté des automobilistes, leurs comportements se sont assagis d'après l'enquête. En effet, ils sont 53 % à être qualifiés de « bons » conducteurs, soit une hausse de +6 % par rapport à l'année précédente.