Les trottinettes électriques en libre-service seront interdites dans 8 communes des Hauts-de-Seine

Récemment, deux utilisateurs de trottinettes électriques ont eu un accident grave dans la même journée à Paris, selon des informations fournies par 20 Minutes. Encore quelques semaines plus tôt, un accident mortel est survenu dans le 18ème arrondissement après qu’une personne en trottinette électrique ait refusé la priorité à un autre véhicule.

En raison de la multiplication des accidents, plusieurs communes d'Île-de-France ont décidé de bannir ces moyens de transport. Et pourtant, les grandes communes de France ont commencé à s’habituer aux trottinettes électriques en libre-service.

Elles contribuent effectivement à fluidifier la mobilité urbaine. Les habitants et les opérateurs se retrouvent ainsi dans une situation problématique.


Une interdiction totale et des sanctions strictes

La décision d’interdire les trottinettes électriques en libre-service a été prise au cours du dernier conseil territorial de Grand Paris Seine Ouest. Cette agglomération regroupe notamment les communes de :

  • Boulogne-Billancourt ; 
  • Chaville ; 
  • Issy-les-Moulineaux ; 
  • Marnes-la-Coquette ; 
  • Meudon ; 
  • Sèvres ; 
  • Vanves ; 
  • Ville-d'Avray.

Elles rejoignent ainsi la position de Levallois-Perret contre les trottinettes électriques.

Selon les élus locaux, les agents municipaux dans ces territoires ne se montreront pas cléments envers les contrevenants. Par ailleurs, les communes concernées ont prévu des sanctions exemplaires pour les opérateurs qui envisageraient de ne pas retirer leurs trottinettes électriques des trottoirs.

Comme l’explique le maire de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, dans les pages du Parisien :

« Toutes les trottinettes électriques que nos agents trouveront stationnées dans nos villes seront enlevées. Les opérateurs auront un mois pour payer une amende dont le montant doit être fixé, faute de quoi, les engins partiront à la broyeuse ».

L’élu assure par ailleurs que cette décision a dû être prise d’urgence faute d’une législation adaptée. La mairie de Paris, de son côté, a commencé à interdire le stationnement de ces moyens de transport sur ses trottoirs. Dans ce contexte, Lime et d’autres opérateurs ont déjà pris des dispositions en conséquence.

Des avis partagés au sein de la population

Après l’annonce de cette décision, les résiliations d’assurance trottinette électrique risquent de se multiplier dans les Hauts-de-Seine. Désormais, les utilisateurs ne pourront plus louer de trottinettes électriques à Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt… Et d’autres villes pourraient encore s’inspirer de Levallois-Perret.


Les 8 communes concernées ont adopté une position ferme et unanime contre ce moyen de transport. Leur résolution est perceptible dans les propos du maire de Boulogne-Billancourt et président de la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest.

Selon les propos de Pierre-Christophe Baguet, relayés par Le Parisien :

« Nous n'avions pas donné le feu vert aux opérateurs pour s'installer dans nos villes, mais là, nous serons pour eux en zone rouge ».

Les municipalités informeront officiellement les opérateurs de cette interdiction par courrier dans les semaines à venir. Toutefois, cette décision provoque des réactions assez mitigées auprès des usagers de la route. Au lieu d’une interdiction, ils auraient plutôt préféré un durcissement de la réglementation par exemple.

Comme l’indique une habitante de Vanves, citée par Le Parisien :

« Au quotidien j'utilise ma propre trottinette, qui n'est pas électrique, mais il m'arrive d'en louer en free-floating. Là, je vais devoir prendre les transports en commun, un trajet métro et tramway qui prend deux fois plus de temps ».