Lastminute fait l’objet d’une plainte déposée par UFC-Que Choisir. L’association de défense des consommateurs accuse le voyagiste de pratiques commerciales illicites. En effet, la facturation d’un produit ou d’un service sans le consentement de l’acheteur est interdite. Pourtant, le site Lastminute est, depuis quelque mois, souvent pointé du doigt par ses utilisateurs pour ses méthodes de ventes forcées d’assurances.

Des ventes abusives

L'association de défense des consommateurs a été alertée par des clients de l'agence de voyages en ligne qui ont vu dans leur facture finale des frais supplémentaires relatifs une assurance à laquelle ils n'ont jamais souscrit.

Apparemment, les utilisateurs du site Lastminute qui pensent confirmer leur commande contractent à leur insu une assurance voyage qui leur coûte très cher.

Le procédé est simple : après que le moyen de paiement soit validé, la plateforme fait surgir une fenêtre pop-up qui distrait l'attention du consommateur et le pousse à approuver une assurance supplémentaire sans son accord.

Selon les explications de Gaétan Dupin, juriste Banque-Assurance chez UFC-Que Choisir,

l'internaute pense automatiquement qu'il confirme son achat en cliquant sur « j'accepte et continue » alors qu'il vient de valider à son insu, une souscription d'assurance qu'il n'a pas prise comme option quelques clics plus tôt.

Or, une fois que l'internaute a mordu à l'hameçon, il ne peut pas se rétracter. Malheureusement, le droit de rétractation de 14 jours sur le commerce en ligne ne s'applique pas aux assurances voyage.

Des pratiques lucratives

Avec cette astuce trompeuse, le voyagiste enfreint la législation de la vente en ligne sur le principe du « double-clic ». En effet, le consommateur doit pouvoir vérifier une dernière fois sa commande et son prix avant de valider son achat.

Le site de réservation en ligne engrangerait ainsi des sommes colossales sur le dos de ses clients. Le quotidien britannique The Times dévoile que cette pratique trompeuse lui aurait rapporté 6 millions de livres sterling par an, soit 7 millions d'euros.

Comme la bataille judiciaire risque certainement de durer des mois, UFC-Que Choisir invite les clients à faire preuve de plus de prudence s'ils devaient passer par ce site.