Comme les avancées technologiques touchent à l’agriculture, les professionnels du secteur s’en emparent pour produire davantage. Au fil des années, les machines et les véhicules utilisés gagnent en performance et en autonomie. C’est le cas des tracteurs présentés lors du dernier CES par l'entreprise John Deere. Il reste à savoir si cette dernière parviendra à séduire les acquéreurs.

Parce que certains modèles agricoles sont vivement critiqués, les agriculteurs veulent utiliser moins de pesticides considérés comme nocifs pour l'environnement. C'est d'ailleurs ce que confirme Julian Sanchez, qui travaille pour la marque américaine John Deere. Plus précisément, il est à la tête de la stratégie du département d'agriculture de précision. L'entreprise qui commercialise d'énormes véhicules entend contribuer à la réduction de l'usage de ces polluants via des outils sophistiqués.

Certains acteurs comme la jeune pousse Smart AG choisissent en revanche de s'engager dans une tout autre démarche. Ils se remettent aux petits tracteurs qui agressent moins le sol. Font-ils davantage l'objet d'une comparaison assurance ?

Comment l'agriculteur de demain est-il conçu par John Deere ?

Au cours du dernier CES de Las Vegas, il a notamment été possible de découvrir un imposant tracteur de 36 mètres doté d'une rampe de pulvérisation. Conçu par John Deere, le véhicule est vendu au prix de 500 000 dollars.


Baptisé « Sprayer », le tracteur est équipé de nombreuses technologies rendant par exemple possible la rectification automatique des trajectoires. Par ailleurs, le toit intègre une coupole GPS et des caméras sont installées à l'avant du véhicule, ce qui permet de tout visionner sur l'ordinateur de bord.

L'agriculteur de demain disposera d'un parc de véhicules qu'il pilotera depuis une sorte de tour de contrôle. C'est ce qu'opine Julian Sanchez en abordant les technologies de pointe (comme la 5G) embarquées par les tracteurs et autres machines. Selon le responsable, l'heure est désormais à la conduite autonome (niveau 3 et 4).

De nombreux défis à relever sur le marché français pour John Deere

Julian Sanchez ne manque pas de préciser que les Français peuvent déjà se procurer le « Sprayer ». Le même porte-parole de l'entreprise au CES ajoute que les prototypes de buses, dont l'inspiration est puisée des imprimantes à jet d'encre, sont déjà opérationnels. Ceci étant, la technologie doit être encore améliorée.

L'entreprise américaine doit s'attendre à affronter de nombreux challenges. Par exemple, sa politique qui consiste à réduire les possibilités de réparation sur ses véhicules par les agriculteurs a déjà fait réagir.

De plus, les autorités sanitaires déplorent la pulvérisation de grandes quantités de pesticides. En tout cas, les nouvelles buses sont censées permettre de réduire la quantité de pesticides et d'engrais projetés. L'intégration de caméras pour chaque support contribuera-t-elle davantage à réduire les produits utilisés ?