Les détracteurs des voitures électriques dénoncent souvent la négligence, voire l’omission, des émissions de CO2 de cette technologie, de la fabrication des batteries à la production de l’énergie consommée. D’ailleurs, le public se méfie généralement de l’électricité carbonée. Néanmoins, selon T&E, les modèles électriques restent les moins polluants en Europe, même en tenant compte de tout leur cycle de vie.

Aujourd'hui, les véhicules électriques sont de plus en plus nombreux sur le marché, ce qui complique légèrement la tâche des acheteurs et des utilisateurs de comparateur assurance auto. En effet, il est assez difficile de choisir une voiture réellement écologique et pouvant répondre à ses besoins. De plus, le caractère vertueux des électriques suscite encore le débat.

La fédération européenne T&E (Transport et Environnement) a récemment mené une étude afin d'apporter de nouveaux éléments à cette discussion. Selon ses travaux, les modèles dotés de batterie demeurent moins polluants que les thermiques, même dans les pays européens produisant de l'électricité à partir de centrales à charbon.

Des données fidèles à la réalité

Dans son étude, T&E a pris en compte l'ensemble des éléments potentiellement polluants depuis la chaîne de production jusqu'à l'usage de la voiture sur route. Son calcul inclut ainsi les émissions de CO2 dès la fabrication de la batterie et du véhicule ainsi que les extractions des différents matériaux utilisés. D'après la fédération :

Les voitures électriques, alimentées avec l'électricité moyenne, remboursent leur « dette carbone » de la production de la batterie en un peu plus d'un an et économisent plus de 30 tonnes de CO2 sur leur durée de vie par rapport à un équivalent conventionnel.

Par ailleurs, l'association indépendante s'est référée à la consommation réelle des voitures et non aux résultats obtenus lors de leur homologation. En effet, ces données diffèrent sur tous les protocoles de tests disponibles jusqu'à présent. Les chiffres utilisés pour les moteurs thermiques proviennent notamment de la base de données allemande Spritmonitor.

Une solution résolument plus écologique

L'empreinte carbone d'une batterie importée de Chine est non négligeable, compte tenu des émissions liées au transport. Concernant la production d'énergie, la Pologne est considérée comme le cas extrême en matière d'émissions de CO2. En effet, la majeure partie de l'électricité utilisée dans le pays provient de centrales à charbon.


Pourtant, selon l'étude de T&E, rapportée par l'Écho :

[…] dans le pire des cas, une voiture électrique équipée d'une batterie fabriquée en Chine et qui roule en Pologne émet quand même 22 % de CO2 en moins qu'une voiture diesel et 28 % de CO2 en moins qu'une essence.

Ce phénomène s'explique essentiellement par la réduction de la déperdition d'énergie avec la technologie électrique. D'après les experts, les voitures équipées de batterie perdent seulement 10 % d'énergie dans le fonctionnement du moteur, contre 70 % pour les thermiques.

T&E conclut que sur l'ensemble de leur cycle de vie, les modèles électriques roulant en Europe rejettent une quantité de CO2 en moyenne trois fois inférieure à celle des automobiles qui carburent à l'énergie fossile.