En Europe, de plus en plus de constructeurs automobiles misent sur les véhicules propres. Ils sont en effet contraints de respecter les objectifs fixés par les autorités en matière d’émissions de CO2, au risque de devoir payer de lourdes amendes. Les voitures à hydrogène figurent parmi les alternatives à la motorisation thermique. Comment l’avenir se profile-t-il pour ces modèles ?

Parmi les premières voitures propres commercialisées sur le marché figure l'hybride de Toyota baptisée Prius (lancée en 1997). Treize ans plus tard, la Chevrolet Volt, munie à la fois d'un moteur thermique et d'une batterie électrique rechargeable, est apparue.

Les constructeurs ne se sont pas arrêtés là puisque quelques années plus tard, ils se sont mis à produire massivement des véhicules entièrement électriques. Alors que le déploiement de ces derniers nécessite des infrastructures de recharge, les modèles qui fonctionnent grâce à l'hydrogène fabriquent leur propre énergie. Ces voitures constituent-elles l'avenir de l'automobile ? Ceux qui souhaitent s'en procurer peuvent établir une comparaison assurance pour dénicher la meilleure offre de couverture.

Le moteur à hydrogène conduit-il vers une mobilité plus vertueuse ?

Alors que les voitures hybrides peinent, aujourd'hui encore, à être considérées comme des véhicules peu polluants, les modèles à hydrogène sont réputés propres. De plus, tout comme les électriques, ils assurent une conduite silencieuse et plus souple.


Il reste à savoir si la capacité de leur réservoir satisfait les besoins des usagers de la route. Ces derniers doivent aussi se pencher sur le rendement fourni par la pile à combustible, d'autant plus que l'autonomie du véhicule en dépend. En général, elle avoisine les 50 %.

En revanche, la fabrication d'une voiture à hydrogène requiert d'énormes quantités d'énergie, même en ayant recours à l'électrolyse de l'eau. Avec cette dernière technique, les fabricants doivent consommer une importante quantité d'eau et d'électricité alors que le rendement qui en découle demeure peu élevé. C'est la raison pour laquelle 95 % de l'hydrogène produit par les industriels sont extraits des ressources fossiles.

En guise d'exemple, la production d'un kilogramme d'hydrogène émet 10 kilogrammes de CO2 dans l'atmosphère. En partant de ce constat, une voiture qui consomme 1 kilogramme d'hydrogène tous les 100 kilomètres rejettera réellement 100 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre.

Des infrastructures insuffisantes et une offre rarissime

Les stations qui fournissent de l'hydrogène sont encore peu nombreuses dans l'Hexagone. Elles se chiffrent à une vingtaine sur l'ensemble du territoire. La peur de subir une panne au mauvais endroit peut donc justifier la réticence des consommateurs à acheter des véhicules à hydrogène.


En même temps, l'offre n'abonde pas sur le marché. Les intéressés n'y trouveront essentiellement que la Toyota Mirai, la Hyundai Nexo, la Honda Clarity Fuel Cell et la Mercedes GLC F-Cell. De plus, le prix de certaines de ces automobiles peut atteindre les 80 000 euros. Les acheteurs percevront néanmoins un bonus écologique pouvant aller jusqu'à 3 000 euros, même pour les modèles coûtant plus de 60 000 euros. À ce prix-là, les acquéreurs de modèles électriques et hybrides ne bénéficient plus de prime.

Pour l'heure, la majorité des constructeurs préfèrent se focaliser sur les véhicules électriques et les hybrides rechargeables. En plus de gagner progressivement en autonomie, les modèles commercialisés (de plus en plus diversifiés) ne sont plus uniquement dédiés aux ménages qui perçoivent des revenus élevés.