Les différents statuts des praticiens

  • Un médecin libéral est un médecin travaillant dans le secteur privé et ne percevant donc aucune rémunération de la part de l'État ;
  • Lorsqu'un médecin, chirurgien, pharmacien, ou chirurgien-dentiste exerce sa profession dans un établissement public de santé, il est dit praticien hospitalier (PH) ;
    • De plus, certains PH sont dits à temps partiel, et peuvent cumuler une activité hospitalière et une activité libérale ;
    • Un interne fait partie du personnel médical en formation en médecine, pharmacie ou odontologie. Cependant, les internes possèdent un statut d'agent public et non pas un statut d'étudiant.

Quel est le régime social des médecins ?

Régime social des médecins libéraux

Le professionnel de santé exerçant en libéral est affilié à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) et à la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF).


Le médecin libéral dépend donc du régime de la sécurité sociale tout en exerçant une profession libérale. De ce fait, il peut être pris en compte comme un salarié lambda par certains organismes de mutuelle qui, dès lors, appliquent des tarifs similaires à ceux du salariat standard.

D'autres organismes de mutuelle considèrent le médecin libéral comme une profession libérale indépendante. Dès lors, ils peuvent bénéficier de tarifs inférieurs à ceux proposés pour une mutuelle destinée aux salariés.

Régime social des médecins hospitaliers

Les médecins hospitaliers sont, quant à eux, affiliés au régime général de de l'Assurance maladie applicable aux salariés du régime commun pour le remboursement de leurs frais de santé : soins, consultations, médicaments, hospitalisation, etc. Le taux et les conditions de remboursement des dépenses de santé sont donc pour les médecins hospitaliers identiques à ceux des salariés.

Les médecins libéraux et la loi Madelin

Depuis le 11 février 1994, la loi Madelin autorise les travailleurs indépendants qui souscrivent une mutuelle santé à déduire cette cotisation de leurs impôts. Les médecins exerçant en tant que profession libérale peuvent donc souscrire une « mutuelle Madelin ».

Comment choisir la meilleure complémentaire santé pour médecins ?

Le choix de la meilleure mutuelle pour médecin libéral ou médecin hospitalier se fait en considérant :

  • ses besoins médicaux,
  • ceux de son conjoint et de ses enfants,
  • les risques liés à la spécialité qu'il exerce,
  • le régime de base auquel il est rattaché.

Il est préférable de se diriger vers une mutuelle spécialiste, car les garanties d'une mutuelle généraliste ne correspondront sans doute pas pleinement à la situation professionnelle du professionnel de santé.


Le meilleur choix de complémentaire santé pour médecin libéral ou hospitalier est donc une mutuelle spécialiste adaptant son offre en considérant les spécificités des métiers médicaux.

Médecins libéraux

Le médecin est en droit de réaliser des auto-consultations, de consulter gratuitement ses confrères et de prescrire des médicaments pour lui-même (auto-prescription) et ses ayants droit. Les auto-prescriptions des médecins libéraux sont remboursables par la mutuelle du médecin et la sécurité sociale.

Une mutuelle santé des médecins libéraux doit :

  • être largement modulable et permettre un libre choix de garanties pour couvrir les frais médicaux coûteux,
  • baisser le taux de remboursement des consultations.

Nota bene : 75% des médecins déclarent être leur propre médecin traitant et 77% être le médecin traitant d'un membre de leur famille.

Médecins hospitaliers

Les médecins hospitaliers, praticiens salariés, contractuels et internes en médecine, possèdent une couverture assurée par une mutuelle d'entreprise.

Ils peuvent s'ils le souhaitent souscrire à une autre complémentaire santé, dite sur-complémentaire, et ce dans le but d'optimiser leurs remboursements de dépenses médicales.

La formule de mutuelle santé du médecin libéral ou du médecin hospitalier se doit d'être mutuelle à la carte, permettant de sélectionner des garanties sur-mesure sans souscrire de garanties superflues.

Quels remboursements supplémentaires pour un médecin ?

Germes et virus contractés en milieu hospitalier peuvent se révéler plus résistants et entraîner une affection de longue durée. Un médecin est donc soumis au risque de maladies nosocomiales risquant d'entraîner des frais médicaux conséquents.


Une bonne mutuelle du médecin doit dès lors prévoir des forfaits importants permettant de rembourser la mise à disposition d'un équipement médical à domicile en cas de maladie grave ou contagieuse.

Nota bene : une maladie nosocomiale est une maladie qui est transmise au sein même des établissements médicaux.

Quels sont les niveaux de remboursements pour une mutuelle médecin ?

Un professionnel libéral ou hospitalier est soumis à certains risques professionnels bien particuliers.

Risques du métier d'un praticien du corps médical :

  • retombées psychologiques (un médecin peut être fréquemment confronté aux douleurs des patients, aux décès des plus anciens, aux cas sociaux,…)
  • stress et fatigue dus à des horaires chargés (les internes peuvent être amenés à travailler plus de 24 heures d'affilée)
  • contamination par des agents pathogènes (exposition permanente ou régulière aux malades) et transmission aux personnes de son entourage.

Les remboursements proposés par les complémentaires santé doivent logiquement prendre en compte ces risques professionnels.

Les médecins peuvent donc trouver des mutuelles proposant des formules adaptées à leur situation particulière et pratiquant des remboursements élevés de l'ordre de ceux inscrits dans le tableau suivant.

PrestationsRemboursement jusqu'à...
Frais hospitaliers450%
Médicaments toutes vignettes100%
Médecines douces400 €/an
Forfaits optiques470 € par lunettes
Forfaits soins buccodentaires2500 €
Chirurgies, actes des
rééducations et équipements
orthopédiques 
500%

Étudiants en médecine

Une complémentaire santé pour étudiants en médecine propose les mêmes garanties qu'une mutuelle pour un médecin libéral ou hospitalier. Cependant, elle est conçue pour mieux rembourser les consultations, puisque l'étudiant n'a pas le droit de se prescrire de médicaments.