bonus écologique voitures électriques

Le 1er août dernier, le gouvernement français avait majoré le bonus écologique de 5000 à 7000 euros sur les véhicules électriques et hybrides mais une enquête révèle que cette mesure fiscale ne serait pas suffisamment incitative pour 72% des Français interrogés.
Selon ce sondage BVA/Alphabet (*) publié hier, 45% d'entre eux plébisciteraient même le retour de la prime à la casse pour l'achat d'un véhicule électrique.

Certes, le prix des modèles électriques fait partie des freins à l'achat, mais il n'est plus le principal. En effet, l'offre limitée dans le segment des voitures électriques, la faible autonomie kilométrique, mais aussi le manque d'infrastructures de recharge privée et publique sont aussi contraignants pour les Français.


De ce fait, Olivier Monot, PDG d'Alphabet France, estime qu' "il y a un manque de cohérence dans le discours des politiques. Le gouvernement aide à l'achat, mais n'aide pas à l'utilisation". Alors que s'il remet en place la prime à la casse, cela permettrait  pour les personnes sondées "de rajeunir et assainir le parc en circulation, en puisant dans l'offre plus large des véhicules thermiques".

L'enquête révèle avant tout que 69% des Français souhaitent réduire leur budget automobile car ce dernier pèse pour "14 % dans les dépenses annuelles des ménages". En effet, avoir une voiture peut représenter un gouffre financier avec le cumul du prix de l'assurance automobile, de l'essence, de l'entretien, des éventuelles réparations, ...

Ainsi, pour 39% des personnes sondées,  l'achat d'un véhicule low cost pourrait être une solution, mais aussi le covoiturage qui plaît à 56 % des 18-24 ans. Par ailleurs, une partie importante des classes socioprofessionnelles supérieures sondées (41%), verrait dans la location longue durée de véhicules, un remède intéressant pour réviser à la baisse leur budget auto. "La mobilité de demain doit être envisagée comme un service" affirme Olivier Monot.

Notons tout de même que les Français semblent privilégier le respect de l'environnement au "made in France" car 57% des sondés seraient prêts à payer plus cher pour un véhicule « propre », contre 53 % pour une automobile fabriquée en France.
Selon Bénédicte Charvet, Manager au sein du Bureau d'Informations et de Prévisions Économiques (BIPE): "La consommation se fait plus rationnelle que passionnelle, et nos analyses tendent à démontrer que le prix et la sécurité sont les facteurs premiers."

(*) Sondage réalisé en novembre par BVA pour le loueur longue durée de véhicules d'entreprises, Alphabet, sur un échantillon de 1021 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.