défaillance éthylotests port obligatoire automobilistes

Après avoir testé respectivement 12 et 9 modèles d'éthylotests, les magazines UFC - Que choisir et 60 millions de consommateurs mettent en avant dans leurs enquêtes le mauvais fonctionnement de plus d'un éthylotest sur deux.

En effet, plus de la moitié des éthylotests afficheraient un résultat négatif sur des sujets alcoolisés.  Selon l'enquête de l'UFC-Que Choisir, les équipements électroniques seraient plus fiables que les modèles chimiques. Le magazine affirme que sur les 12 modèles testés (dont 4 chimiques et 8 électroniques), « cinq sont à éviter absolument et un sixième se révèle très mauvais. Concrètement, ils vous indiquent que vous pouvez prendre le volant alors que vous ne devriez pas ». En revanche, l'enquête révèle que les éthylotests présentant la norme NF présentent davantage de fiabilité.


D'après 60 millions de consommateurs, « trop de modèles ne sont pas fiables ! ». En effet, le magazine aboutit au même constat puisque sur les 9 éthylotests évalués (dont 2 chimiques et 7 électroniques), cinq se révèlent défaillants.

D'autre part, l'institut National de la Consommation (INC) pointe du doigt le modèle de la marque Redline qui devrait être selon lui, « retiré du marché ». Concernant la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), elle recommandait déjà dans son communiqué du 21 décembre dernier de ne pas acheter certains modèles, ces derniers induisant les automobilistes « en erreur sur leur alcoolémie ». Elle a également annoncé le retrait du marché de près de 400 000 éthylotests jugés non conformes et dangereux.

Le port obligatoire d'un éthylotest dans chaque véhicule a été instauré par un décret du 1er juillet 2012. S'est ensuivie une pénurie d'éthylotests au cours de l'été et par conséquent, l'arrivée sur le marché français de nombreux modèles beaucoup moins fiables. L'amende de 11 euros en cas d'absence d'éthylotest dans son véhicule a donc été repoussée au 1er mars 2013 par le gouvernement.
Cette mesure décidée sous le précédent gouvernement Sarkozy est actuellement remise en question par le Premier ministre et devrait faire l'objet d'une réévaluation.