Ethylotests et peanneaux avertisseurs de radar

Sans toutefois faire l'objet de sanctions en cas de non-présence, l'éthylotest obligatoire est de nouveau d'actualité, selon un rapport que le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) vient de dévoiler. Les panneaux indicateurs de radars pourraient aussi faire leur grand retour.

Alors que le ministre de l'intérieur Manuel Valls annonçait il y a quelques jours attendre le rapport du CNSR avant de prendre une décision quant à la présence obligatoire d'un éthylotest au sein de chaque véhicule, ce rapport vient d'être dévoilé.

Le ministre est désormais fixé : le CNSR « recommande la détention obligatoire d'un éthylotest », a annoncé son président Armand Jung, tout en précisant que cette recommandation est aussi valable pour les conducteurs de cyclomoteurs. Il ajoute qu'aucune sanction ne sera prévue à l'égard des conducteurs en cas de non-présence de cet éthylotest, puisque selon lui, « cette absence de sanction incitera à utiliser l'éthylotest déjà acquis par de nombreux Français ».


Pour Armand Jung, même si l'alcool est la première cause de mortalité sur les routes avec un accident mortel sur trois, l'éthylotest ne peut pas être obligatoire (autrement dit, sujet à des sanctions) pour l'instant dans la mesure où sa fiabilité est encore à démontrer.

Par ailleurs, le CNSR a conseillé au gouvernement de remettre en place les panneaux avertissant de la présence de radars automatiques. En effet, « les radars pédagogiques positionnés en amont des radars fixes existants seront remplacés au rythme des opérations de maintenance par des panneaux d'annonce », a-t-il déclaré. Depuis le deuxième semestre 2011, une partie de ces panneaux avait été retirée pour être remplacée par des radars pédagogiques qui indiquent la vitesse sans sanctionner.