sedation terminale evoquee

Le Conseil national de l'Ordre des Médecins a évoqué hier un dispositif qu’il serait prêt à mettre en place pour aider les patients en phase terminale à mourir : la « sédation terminale ». Il s’agit d’une assistance médicale à mourir qui serait autorisée dans des cas bien précis.

Même si l’Ordre des Médecins n’a pas employé le mot euthanasie, l’idée générale de ce terme, la « sédation terminale », est la même. Cela permettrait aux patients en fin de vie qui émettent des « requêtes persistantes, lucides et réitérées », et sur lesquels « les soins curatifs sont devenus inopérants », de pouvoir mourir. Il s’agit d’un « devoir d’humanité », selon le Conseil. Bien entendu ces cas d’assistance à mourir seront réservés à des « situations exceptionnelles » comme certaines « agonies prolongées » ou douleurs « incontrôlables ». De plus, cette lourde décision ne reposera pas sur les épaules d’un seul praticien, mais sur une formation collégiale.


A l’heure où 3000 euthanasies sont pratiquées dans le plus grand secret chaque année selon les estimations de l’institut national d’études démographiques (Ined), le débat est relancé. Pourtant, une loi sur l’euthanasie existe bel et bien (la loi Leonetti de 2005), mais le Conseil estime qu’elle est insuffisante car elle ne prend pas en compte de nombreux cas.

Basé sur le rapport du professeur Sicard, un projet de loi sur la fin de vie doit toujours être présenté au Parlement en juin prochain.