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En décembre 2012, la ministre de la santé annonçait que seuls 455 médicaments seraient autorisés à être vendus sur internet. Il y a quelques jours, cette liste a été étendue et ce seront désormais quelques 3000 autres qui pourront l'être.

Fin 2012, Marisol Touraine, ministre de la santé, avait commencé à entreprendre un encadrement de la vente de médicaments en ligne en ne l'autorisant qu'avec parcimonie. Effectivement, puisqu'à partir de mars 2013, elle ne devait plus autoriser que 455 médicaments à être vendus sur Internet. Cette mesure vient d'être revue à la hausse, et cette fois, c'est 3500 médicaments qui seront concernés.


Le Conseil d'Etat a en effet suspendu la limitation voulue par Marisol Touraine qui excluait la vente en ligne des médicaments dits à « prescription médicale facultative », c'est-à-dire vendus sans ordonnance mais qui ne sont pas en libre accès. Pour le Conseil d'Etat, cette liste soulève « un doute sérieux sur la légalité vis-à-vis du droit européen ».

La ministre de la Santé annonce avoir « pris acte de cette décision » et tente de rassurer les utilisateurs et les professionnels hostiles aux cyber-pharmacies : « l'arrêté sur les bonnes pratiques, bientôt publié, encadrera les conditions de vente en ligne des médicaments ». L'objectif du ministère est de lutter contre la contrefaçon : selon l'Organisation Mondiale de la Santé, plus de 50 % des produits proposés à la vente en ligne seraient des faux. En attendant la publication d'un décret, seuls les sites déjà ouverts ont le droit de continuer à exercer.