Les patients atteints d’un cancer sont mal informés des risques d’infertilité
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Les patients atteints d’un cancer sont mal informés des risques d’infertilité

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Un rapport de l’Institut national du cancer (INCa) et de l’Agence de biomédecine sur la préservation de la fertilité et les traitements des cancers révèle que les patients soignés pour un cancer sont peu informés sur les risques d’infertilité liés à leurs traitements.

Une étude publiée mardi dernier déplore le manque d’information des patients sur le sujet. Selon l’INCa et l’Agence de biomédecine, il faut mieux informer les patients des conséquences possibles sur leur fertilité : « Si le risque d'altération de la fertilité est assez bien pris en compte chez les hommes atteints d'un cancer (...) il n'en va pas de même pour la femme, l'enfant et l'adolescent, fille ou garçon, et dans toutes les régions de France ».


Les plus jeunes malades, qui "ne se projettent pas encore dans le monde de la parentalité", devraient systématiquement être informés sur les risques et être encadrés par des « psychologues et associations de patients ». Concernant les femmes, la révélation de l’infertilité se fait encore trop souvent au moment où elles souhaitent concevoir.

Même si les hommes ne sont pas épargnés, ils sont beaucoup mieux informés, et les disparités entre hommes et femmes sont considérables. L’étude nous apprend que 80% des patients hommes seraient informés de l’impact de la chimiothérapie sur une possible infertilité ultérieure, contre 48% des patients femmes. Aussi, 68% des patients de sexe masculin auraient reçu une information sur les possibilités techniques de préservation de la fertilité, contre seulement 2% des patientes.

Signalons aussi que l’impact des différents traitements contre le cancer n’est pas toujours le même, et que le délai nécessaire pour pouvoir envisager une conception « sans risque » reste variable. Certains médecin préconisent par exemple un délai d’au moins six mois, voire un à deux ans, après une chimiothérapie.

Dans tous les cas, des techniques existent pour permettre aux personnes malades de concevoir un enfant, il est par exemple possible d’avoir recours à la conservation des spermatozoïdes ou ovocytes avant tout traitement, ou d’effectuer des prélèvements de tissu testiculaire ou ovarien chez les enfants pré-pubères.

Fin 2010, 40 000 patients ont ainsi eu recours à la conservation de leurs spermatozoïdes, ce qui a permis la naissance de 219 enfants au total.

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