Avec un nombre qui a doublé entre 2006 et 2011, les opérations chirurgicales de l'obésité connaissent un franc succès. L'Assurance Maladie s'est penchée sur ces « pratiques et leur pertinence » et déclare vouloir davantage encadrer les patients, les plus jeunes en particulier, ainsi que les établissements.

Même si le nombre d'obèses a augmenté en France ces dernières années (on en dénombre 7 millions, ce qui correspond à 15% de la population), celui des opérations de chirurgie de l'obésité a doublé en 5 ans, atteignant 30 000 en 2011. Les personnes concernées par ces opérations sont celles atteintes d‘obésité morbide (Indice de Masse Corporelle supérieur ou égal à 40 kg/m²) ou sévère (IMC supérieur ou égal à 35), et l'étude révèle des disparités en fonction de l'âge et du sexe.


Selon l'Assurance Maladie, « 8 patients sur 10 sont des femmes, âgées en moyenne de 39 ans. En moyenne, les femmes sont opérées à un IMC plus bas et à un âge plus jeune que les hommes ». Aussi, puisque 700 patients avaient moins de 20 ans, l'Assurance Maladie souhaiterait labelliser des centres spécialisés. Actuellement, 46 établissements opèrent des mineurs, d'où la volonté de les réguler et de définir les techniques à privilégier pour ces patients.

En effet, les techniques opératoires ont évolué et les techniques réversibles (telles que la pose d'un anneau gastrique ajustable) ont reculé au profit de celles dites irréversibles (réduction de l'estomac et/ou de dérivation de l'intestin par sleeve gastrectomie ou by pass), qui représentent maintenant 75% des opérations. Ces derniers donneraient de meilleures résultats en terme de qualité de vie voire de guérison, mais provoqueraient des effets secondaires comme des malabsorptions.

Ce type de chirurgie n'est pas sans risques et la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie) a demandé des contrôles à 35 des 425 établissements hospitaliers qui pratiquent ces opérations.