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Le Cytotec, un médicament anti-ulcère détourné pour déclencher les accouchements, est aujourd’hui mis en cause par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), tout comme le Gymiso. Ils pourraient être dangereux pour la mère et l’enfant.

Après l’affaire du Mediator ou encore des pilules de 3ème ou 4ème génération, c’est un nouveau type de médicament qui est mis en cause par l’ANSM. Mis sur le marché en 1986, le Cytotec est utilisé dans le traitement des ulcères d’estomac et du duodénum, et pour prévenir ou traiter les gastrites. Bien qu’il n’ait pas officiellement l’autorisation d’être employé à d’autres fins, il est souvent utilisé pour déclencher les accouchements, ou permettre l’expulsion du fœtus en cas d’avortement.


Seulement voilà, « dans le déclenchement de l’accouchement à partir de 37 semaines d’aménorrhée (absence de règles), le recours à des spécialités non autorisées, quelle que soit la voie d’administration, fait courir des risques graves à la mère et à l’enfant », déclare l’ANSM. En effet, elle poursuit, « des effets indésirables graves ont été rapportés avec une utilisation de Cytotec dans le déclenchement du travail comme la survenue de rupture utérine, d’hémorragies ou d’anomalies du rythme cardiaque fœtal ».

Cette mise en garde est aussi valable pour le Gymiso, un autre médicament qui est utilisé pour déclencher artificiellement un accouchement et qui contient la même molécule.

Cet avertissement est à prendre au sérieux, puisque 15 à 20% des accouchements sont déclenchés artificiellement en France, et que même si plusieurs méthodes existent, un certain nombre de médecins continuent à proposer du Cytotec.