Auto : La question du diesel fait encore débat
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Auto : La question du diesel fait encore débat

diesel divise le gouvernement

Réduire les répercussions du gazole sur l’environnement est toujours l’une des priorités du gouvernement français. Parmi les ministres, la question divise, et aucune décision ne devrait être prise avant 2014.

En France, la consommation de diesel représente 80% de la consommation de carburants, et les véhicules diesel 60% du parc automobile. Or, ce carburant qui émet des particules fines classées cancérigènes par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), serait à l’origine de 42 000 décès prématurés par an en France, selon le ministère de l'Ecologie.

Hier, Matignon a annoncé qu’une « prime à la conversion » automobile ou une surtaxe sur le diesel pourrait être envisagée pour réduire les répercussions de ce gazole, mais qu’aucune décision ne devrait être envisagée avant la loi de finances de 2014. Au sein du gouvernement, les avis divergent et deux camps s’affrontent.


D’un côté, Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, soutenue par sa collègue Cécile Duflot, ministre du Logement. Pour elle, il faut augmenter la fiscalité du diesel qui bénéficie à l’heure actuelle d’un régime fiscal dérogatoire (le litre est taxé 0,18 centime de moins que l’essence). L’alignement « progressif » de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence est une question « de santé publique ». Elle ajoute auprès du Parisien qu’« il y a un vrai problème de santé publique sur le diesel. Les véhicules anciens, qui représentent 27% du parc automobile, sont ceux qui émettent le plus de particules ».

De l’autre côté, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Ils estiment que cette mesure serait mauvaise pour le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, ainsi que pour les constructeurs automobiles nationaux. « Utiliser le diesel comme source de financement de l'Etat n'est vraiment pas la bonne politique », a aussi ajouté Arnaud Montebourg dans le cadre du « Grand Rendez-vous » Europe 1/i>Télé/Le Parisien.

Delphine Batho et Arnaud Montebourg arrivent toutefois à s’accorder sur un point : il ne faut pas de « prime à la casse », jugée trop coûteuse et pénalisante pour les constructeurs français. Une « prime à la conversion » pourrait être envisagée, afin d’inciter les Français à changer leurs véhicules.

Le gouvernement attend maintenant les conclusions du Comité pour la fiscalité écologique qui doivent être rendues au printemps.

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