medecines-complementaires

En réponse à l’initiative prise par l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) de proposer aux patients quatre « thérapies complémentaires », l’Académie de médecine a publié un rapport sur ces soins et a décidé de reconnaître leurs bienfaits dans certains cas.

En effet, de nos jours beaucoup de patients sont séduits par ces nouvelles formes de traitements et de nombreux hôpitaux les proposent. L’Académie de médecine a donc décidé d’émettre un avis sur ces médecines parfois appelées « douces », « alternatives » ou « ancestrales » et de recadrer cette pratique. Cela passe d’abord par une précision sur le terme employé pour les désigner : pour le Professeur Daniel Bontoux, il faut parler de « thérapies complémentaires » car « ces pratiques ne constituent pas une médecine à elles seules ». Il explique ensuite que selon lui, « il n'y a qu'une seule médecine. La médecine scientifique ».


En effet, il ne faut se servir de ces thérapies qu’après avis médical, et jamais en premier recours, elles « ne doivent être préconisées que dans les cas où leur utilité est plausible et au terme d'une démarche médicale ». Pour le Docteur Nathalie Rapoport-Hubschman, « Il faut d'abord être certain que l'on ne passe pas à côté d'une pathologie qui nécessite une prise en charge traditionnelle (intervention chirurgicale, chimiothérapie…) ».

Malheureusement, ce rapport se limite à quatre thérapies : l’acupuncture, la médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie), l’hypnose et le tai-chi. Pour le professeur Daniel Couturier, ce choix est volontaire, il permet d’« entrer dans ce sujet sensible de façon aussi précise que possible », ces thérapies étant celles « qui sont à la fois les plus riches en publications indexées et celles que privilégie l'AP-HP ».

Les hôpitaux de Paris espèrent maintenant le développement de la recherche sur ces thérapies ainsi qu’une initiation de la pratique en faculté de médecine.