Lutte déserts médicaux

Dans le cadre d’un entretien avec la presse locale, le Président de la République a réaffirmé que l’accès à la santé constitue un « droit fondamental ». Il souhaite qu’aucun Français ne se trouve à plus de 30 minutes d’un service d’urgence.

En déplacement hier à Dijon, François Hollande en a profité pour rappeler l’un de ses 60 engagements de sa campagne présidentielle : la lutte contre les déserts médicaux. En effet, c’est un débat qui avait été relancé suite à un incident survenu en octobre 2012, au cours duquel une femme enceinte avait perdu son enfant alors qu’elle tentait de rejoindre la maternité située à plus d’une heure de chez elle.


Le Président de la République réaffirme auprès de Bien Public, un quotidien régional, que « l’accès de tous à la santé est un droit fondamental ».

Il précise néanmoins que des avancées dans ce domaine ont déjà eu lieu, puisque « les praticiens sont incités par une aide financière mensuelle à s’installer sur les territoires les plus fragiles ». De plus, « la création des maisons de santé est encouragée pour permettre aux professionnels de travailler en équipe, dans des locaux partagés ».

Le Chef de l’État a également évoqué ses projets et sa volonté d’améliorer le dispositif d‘urgence : « l’hôpital public, en liaison avec les médecins de ville, doit assurer l’accueil en urgence dans un délai qui ne peut excéder trente minutes ».

Aujourd’hui, on estime que 5 à 10% des Français habitent à plus d’une demi-heure d’un service d’urgence, soit entre 3 et 6 millions d’habitants.