Fin de vie : de moins en moins de décès à domicile
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Fin de vie : de moins en moins de décès à domicile

Moins de décès à domicile

Alors que 80% des Français souhaiteraient passer leurs derniers instants chez eux, seuls 25,5 % des décès surviennent à domicile. C’est le résultat d’un rapport publié lundi 18 mars par l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV).

Selon ce rapport mené à partir d’études et d’enquêtes auprès d’aidants et de soignants, de moins en moins de décès surviennent à domicile. Et ce constat est d’autant plus surprenant que dans le même temps, selon un sondage IFOP de 2010, plus de 80% des Français souhaiteraient mourir chez eux. En 20 ans, le pourcentage de décès qui ont lieu à domicile a diminué, passant de 28% en 1990 pour les 75-89 ans, à 24% en 2010. Chez les 90 ans et plus, c’est la même chose, avec 31% de décès à domicile en 1990 contre 28% en 2010.


Pourtant, même si le lieu de résidence apparaît comme un lieu plus « tranquille » et « moins déshumanisé » que l'hôpital, vouloir « finir sa vie chez soi » n’implique pas forcément de « mourir chez soi ». Il est même courant que les personnes malades changent d’avis et demandent l'hospitalisation en dernier recours, car le maintien à domicile est souvent compliqué : « non pas tant que les aides n'existent pas (...), mais plutôt que [les aidants] ne les recherchent pas toujours (faute de savoir qu'elles existent), ou qu'elles ne sont pas adaptées à leurs besoins », décrit l'Observatoire.

Plusieurs choses sont alors pointées du doigt par le rapport : le manque de confiance de l’hôpital vis-à-vis des acteurs de soins à domicile, le problème de ressources financières, la méconnaissance par rapport aux aides, et la déficience des soins palliatifs.

Mais ce n’est pas tout, il faut savoir que le médecin a également une grande influence sur la décision du patient d’entrer ou non à l’hôpital. En effet, le rapport explique que l’accompagnement de la fin de vie est une mission difficile pour lui, puisque cela demande beaucoup de temps. De plus, il y a « un véritable effort de formation » à faire, puisque seuls 2,5% des médecins généralistes sont formés aux soins palliatifs. Enfin, l’étude montre aussi des disparités régionales, puisque par exemple, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la part des personnes qui décèdent à domicile est plus élevée (31%) qu’en Auvergne (20%).

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