Video-verbalisation mise en place

A partir du 2 avril prochain, la préfecture de police de Paris mettra à l’essai un nouveau dispositif : la vidéo-verbalisation. Il s’agit, comme son nom l’indique, d’un système de verbalisation par vidéo.

Le principe est simple : utiliser la vidéo protection afin de lutter contre l’insécurité routière. A partir du 2 avril 2013, 50 à 60 des 1037 caméras déployées dans la capitale dans le cadre du plan de vidéo protection pour Paris (PVPP) seront utilisées pour épingler les automobilistes. Franchissements de feux rouges, circulation dans les voies réservées, stationnements gênants ou dangereux… Autant d’infractions qui pourront être sanctionnées par ces caméras.


Plus concrètement, le véhicule commettant les infractions sera en premier lieu photographié pour « en identifier la plaque d’immatriculation et la marque ». Ensuite, le tout sera envoyé au Centre National de Traitement (CNT) de Rennes, qui se chargera d’identifier le propriétaire de la carte grise pour lui « adresser une contravention ».

« La procédure s’en trouvera allégée, simplifiée et accélérée », ajoute la préfecture de police. « Cela permettra d’œuvrer aussi à une plus grande fluidité du trafic routier dans la capitale sur les axes les plus congestionnés et aux horaires les plus chargés. »

Ce dispositif s’appliquera dans un premier temps sur 13 axes particulièrement accidentogènes ou qui connaissent de fréquents stationnements irréguliers avant de s’étendre progressivement en fonction des premiers résultats.

Ce système de verbalisation par vidéosurveillance est déjà utilisé à Aix-en-Provence, Marseille, Nice, Chartres, Saint-Mandé, l’aéroport d’Orly (94), Asnières-sur-Seine ou Puteaux.

Par ailleurs, la préfecture de police note aussi que le nombre de tués dans un accident de la route a été de 39 en 2012 (contre 51 en 2011), et que « pour la première fois dans la capitale, le nombre d'accidents est passé sous le seuil de 7000 (en baisse de 3,6% par rapport à 2011) ». Elle explique que « ces bons résultats » l'incitent « à prendre de nouvelles initiatives et à recourir à des procédures encore plus rapides et efficaces pour veiller au respect du code de la route ».