Les 72 radars qui flashent le plus en France

L'association « 40 millions d'automobilistes » publie une carte de France des radars qui « piègent » le plus. Sur les 2172 implantés sur le territoire, 72 auraient pour seul but, ou presque, de piéger les automobilistes.

Après les radars qui flashent le plus, une autre enquête vient d'être réalisée : les radars qui « piègent le plus ». Publié aujourd'hui par « 40 millions d'automobilistes », le résultat de l' « audit participatif » dans lequel 67 000 automobilistes témoignent depuis le 30 octobre vient d'être dévoilé. Alors que leur nombre ne cesse d'augmenter, l'association pointe du doigt les 72 radars en France, installés, semble-t-il, dans le but unique de « piéger » les automobilistes.


Pour le délégué général de l'association, Pierre Chasseray, la liste n'est pas forcément exhaustive et « est le reflet de situations qui donnent l'impression aux conducteurs de bonne foi que le radar qui les a flashés sert avant tout de tirelire ». Pour rappel, l'an dernier, les radars ont rapporté 730 millions d'euros à l'Etat.

Alors qu'en 2004 les deux-tiers des automobilistes étaient favorables aux radars, aujourd'hui ils sont contre à 85 %. « Nous voulions comprendre pour quelles raisons les automobilistes ressentent une telle aversion pour les radars alors qu'ils étaient majoritairement favorables à leur implantation », déclare Daniel Quéro, président de l'association.

Parmi les radars les plus incriminés par les conducteurs, on retrouve celui situé entre Tours et Le Mans, qui flashe au-dessus de 70 km alors que la vitesse est limitée à 90 km/h dans l'autre sens de circulation, ou celui situé au sud-est de Montpellier, qui a la particularité de ne pas flasher à la même vitesse en fonction des horaires : sur une route à 110 km/h, la vitesse se voit limitée à 90 km/h les jours ouvrables de 7 h à 9 h et de 17 h à 19 h.

Par ailleurs, ce rapport qui sera remis à Manuel Valls, ministre de l'intérieur, contient plusieurs mesures pour permettre une « meilleure acceptation du système ». Bon nombre d'automobilistes ne comprennent pas la présence de certains radars, et c'est bien là le problème. « Pour qu'une vitesse soit respectée, elle doit être respectable », commente Pierre Chasseray.

Il suggère donc plusieurs choses : rappeler la vitesse à respecter au niveau du panneau avertisseur de radar, privilégier les radars pédagogiques dans les zones de descente ou les entrées d'agglomération et faire en sorte que les cabines « cachées » soient plus visibles.