L'alerte lancée il y a 10 jours en raison d'une possible erreur de conditionnement de boîtes de diurétique Furosémide est aujourd'hui levée, annonce l'Agence du médicament (ANSM).

Le 10 juin dernier, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelait toutes les boîtes du diurétique Furosémide, suite à plusieurs cas de décès suspects. En effet, le lien entre ces décès et le médicament avait été établi lorsqu'une patiente avait retrouvé un somnifère dans une de ses plaquettes. Depuis, et ce malgré une enquête préliminaire, aucun comprimé de somnifère n'avait été décelé dans près de 3000 autres boîtes examinées sous contrôle d'huissier.

Selon le directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament, Dominique Maraninchi, « ceux qui ont pris du Furosémide Teva n'étaient pas en danger », il s'agissait d'un « phénomène isolé ». De ce fait, « il y a fin d'alerte, 800 000 personnes prennent du Furosémide, elles doivent continuer leur traitement ». De plus, il a tenu à rappeler que le Furosémide n'était pas un médicament anodin, et que « si on ne le prend pas, à ce dosage, on risque un œdème pulmonaire ».


Enfin, plusieurs familles ont porté plainte pour homicide involontaire après avoir constaté qu'un proche décédé s'était vu prescrire ce médicament. Le parquet de plusieurs villes de France comme Toulon, Privas, Tarbes et Saint-Nazaire a été saisi afin de déterminer les causes de ces décès. A ce jour, aucun d'entre eux n'a pu être imputé au Furosémide, et pour le directeur de l'Agence, « des personnes sont mortes en prenant du Furosémide, pas à cause du Furosémide ».