vacances dépendance

A l'heure des grands chassés-croisés de vacanciers, de nombreuses personnes âgées ou handicapées restent à leur domicile faute d'encadrement ou d'aménagements adaptés. De même, les proches aidant ces personnes à mieux vivre au quotidien ont bien souvent du mal à s'absenter même pour un court séjour. Il existe pourtant des solutions pour partir en vacances malgré la dépendance. Notamment depuis que la loi de 2005 a reconnu le statut d'"aidant familial" définissant par ailleurs le droit au répit.

S'occuper quotidiennement d'une personne dépendante est particulièrement éprouvant, tant moralement que physiquement. Les aidants proches, autant que les personnes dépendantes ont besoin de moments de vacances pour se ressourcer. Sachez que des solutions ont été mises en place par le gouvernement et par les associations pour simplifier ces départs en vacances.

La FNAPEDA, organisme fédérant les directeurs de maison de retraites, indique que chaque année des dispositifs sont mis en place dans ces établissements pour permettre l'accueil de personnes dépendantes pendant de courts séjours. 14000 places sont restées libres l'été dernier. Cependant il est vrai qu'il est difficile pour les proches aidant de confié la personne à une maison de retraite sans éprouver un sentiment d'abandon à son égard.

Sachez que sur de plus en plus de lieux de vacances, vous trouverez des aides qui pourront prendre en charge la personne dépendante de manière ponctuelle. Ce qui peut permettre aux proches aidants de s'offrir une soirée ou une après-midi rien que pour eux.

L'association Vacances ouvertes conseille les collectivités locales qui désireraient mettre en place des séjours adaptés aux handicaps, et aux dépendances. Elle met en place aussi un programme « Seniors Vacances », proposant des séjours aux personnes âgées nécessitant un encadrement spécifique, ainsi qu'à leurs proches.

L'association Vacances Répit Familles a pour projet d'ouvrir plusieurs villages de vacances, sur le même type que celui que nous connaissons, mais adaptés aux personnes dépendantes. Au programme, la combinaison d'activités loisirs typiques pour que les aidants puissent se reposer, et un encadrement médico-social pour les alléger. Le ministère des affaires sociales et de la santé leur a déjà accordé un financement de 375 000 €. Le premier a ouvert ses portes fin juin à Fondettes, à proximité de Tours.

Les petits frères des Pauvres ont de même organisé une centaine de séjours d'une ou deux semaines l'année dernière permettant à 2300 personnes de partir en vacances malgré leur maladie ou leur handicap. Le gouvernement, a mis en place le dispositif Monalisa, porté par Madame Ayrault, la femme du premier ministre. Celui-ci organise des visites chez les personnes isolées pour qu'elles puissent se sentir entourées pendant les vacances.

S'il est difficile aujourd'hui d'évaluer le moral des personnes dépendantes mais aussi celui de leurs proches aidants, il est évident que les vacances sont un bien nécessaire. Parce que la dépendance est difficile à vivre des deux côtés, il faut des semaines, même courtes pour se changer les idées. Ces associations et ces dispositifs permettent à chacun de partir plus simplement en vacances, tout en simplifiant leur mise en place.

Les deux petits bonus :
- On a vu naître au Québec un dispositif de « baluchonnage », c'est-à-dire qu'il existe de plus en plus de baluchonneurs ou de relayeuses, qui vont au domicile des personnes dépendantes prendre le relais des proches aidants. Ainsi la personne n'a pas à quitter son chez-soi.
-    Depuis six ans une association permet à personnes dépendantes d'assister seuls au festival interceltique de Lorient. Du personnel les aidant à rentrer à leur hôtel et à effectuer les gestes du quotidien, du matin au soir.