pétition assurance maladie

Les différentes réformes de santé ont induit chez de nombreuses personnes une peur d'une situation de privatisation de l'Assurance maladie. Ils sont donc 140 à avoir joint leurs signatures sur le bas d'une pétition.
Le début de cette initiative ? Un doux transfert des remboursements vers les assureurs et les mutuelles. C'est un fait, ils offrent de plus en plus de prises en charge et une réduction progressive des remboursements de l'Assurance maladie, ce qui peut s'apparenter à une privatisation de l'organisme.

Les signataires sont de divers horizons, ce sont des élus, des consommateurs, des écrivains et surtout des médecins et des professeurs. Ce sont ceux qui ont peur de voir disparaitre le principe de solidarité et d'entraide qui était la pierre angulaire de notre république. C'est en fait le transfert croissant de la prise en charge des soins courants vers les assureurs, ou vers les mutuelles.

Ces 140 signataires se plaignent de quitter doucement et sans « débat démocratique » la politique sanitaire actuelle basée sur un principe d'assistance efficace quelques soit les ressources à un modèle de prise en charge qualitative réservé aux contracteurs des meilleures assurances. Ce discours ne vient pas seulement d'une impulsion de gauche mais de la réunion de plusieurs opinions politiques. Dès lors, l'avis semble représenter une majorité, d'où le mouvement tirerai sa légitimité.

Ils prétendent même s'inquiéter pour le modèle français, connu pour être le meilleur système de santé du monde. De plus, ces réformes s'opposent aux volontés affichées du président de la République ayant annoncé vouloir généraliser l'accès à une couverture santé avant 2017. Les plaignants estiment alors qu'aucun fil d'Ariane n'a été suivi pendant la réforme de l'Assurance maladie, que le gouvernement a manqué de réflexion, et que cela illustre le flou du projet gouvernemental.

Les 140 signataires invitent à l'ouverture d'un réel débat citoyen basé sur la réflexion de la majorité concernant un positionnement social qui affecte toute la population. Ils estiment que la clé de la réussite de cette réforme est de respecter les principes de représentation des classes sociales.