C'est ce qu'a annoncé le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) qui intervient pour indemniser les victimes d'accident lorsque l'auteur n'est ni assuré ni identifié. La conduite sans assurance concernerait en France entre 350 000 et 700 000 automobilistes. Cela correspond à 1% à 2% du total des véhicules en circulation. Le FGAO estime que 60% des non assurés ont entre 18 et 35 ans.

Cette tendance est à la hausse chaque année. Le plus alarmant est la croissance du nombre de dossiers d'indemnisation pour des dégâts corporels provoqués par des conducteurs non assurés : il a augmenté de 6,4% par rapport à 2011, sans compter les délits de fuite. En 2012, 28 841 dossiers d'accident impliquent des conducteurs non assurés : 23 356 pour dommages matériels et 5 485 pour dommages corporels, 91% concerne des conducteurs n'ayant jamais souscrit à aucun contrat d'assurance. Les 9% restants font référence à des conducteurs assurés mais que la compagnie d'assurance a refusé de couvrir.

Jean-Yves Julien, Président du Conseil d'administration du FGAO, déplore cette situation : « Conduire sans assurance, c'est s'exposer à des conséquences dramatiques non seulement pour soi, sur le plan personnel, social et financier, mais également pour la communauté des assurés et des assureurs, sur laquelle pèse exclusivement le financement du FGAO. ».

Aujourd'hui, le défaut d'assurance est le quatrième délit le plus fréquent. Le sénat se penchera sur les amendements de la sénatrice UMP, Catherine Procaccia, qui souhaite renforcer l'encadrement des comparateurs d'assurance et ainsi limiter le risque de non-assurance.