La loi Lagarde sur l'assurance-emprunteur, c'est la liberté pour le particulier de souscrire à une assurance indépendante de son établissement bancaire. Cette loi datant de 2010 serait un échec selon une étude de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir ; Elle aurait entrainé une hausse des prix et des abus de la part des banques.

Le texte était censé ouvrir le marché des contrats d'assurance-emprunteur aux établissements indépendants des banques. Le particulier peut donc souscrire une assurance emprunteur auprès de l'assureur de son choix, même si celui-ci est indépendant de l'organisme préteur. Le particulier est donc libre de choisir son assureur et la banque ne peut plus moduler le taux d'intérêt du crédit immobilier. L'objectif était d'amoindrir la domination des banques. Mais, trois ans après l'arrivée de la législation, le bilan est loin d'être satisfaisant.

On aurait pu penser que l'ouverture à la concurrence aurait fait chuter les prix. Or, le taux d'assureurs non bancaires a considérablement diminué depuis l'arrivée de la loi Lagarde. Certains établissements bancaires voient dans ce manque de concurrence l'opportunité de pratiquer des tarifs excessifs et de proposer des produits contenant des clauses abusives. Le problème est que la banque peut refuser que le contrat d'assurance soit souscrit auprès d'un établissement tiers, si celui-ci ne propose pas de garanties suffisantes. Mais la loi ne précise pas d'autres critères selon lesquels la délégation peut être refusée. Les banques ont donc toujours la suprématie sur leurs clients. Près de 73% des « bancassureurs » augmenteraient le taux du crédit ou les frais en cas de demande de délégation de l'assurance-emprunteur.

Face à ce constat, l'association UFC-Que Choisir s'adresse directement au gouvernement et au parlement. Elle demande un « droit clair à la résiliation annuelle » afin de neutraliser « le problème des délais qui empêchent aujourd'hui toute concurrence réelle ».