La réduction du déficit de l'Assurance Maladie

6 milliards d'euros, c'est la somme recherchée dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. La ministre des affaires sociales Marisol Touraine et le ministre du budget Bernard Cazeuneuve ont assuré hier que les cigarettes électroniques, les boissons à base d'aspartame ou encore les vins transformés ne feraient donc pas l'objet de taxes. Ils contestent donc avec fermeté les informations, publiées par Le Parisien, sur la base d'un « document confidentiel ».

Le gouvernement étudierait plutôt une réduction des dépenses au sein de la sécurité sociale. Deux réformes seraient actuellement envisagées : celle de la famille (baisse des prestations d'accueil du jeune enfant) et celle des retraites (report de six mois de la revalorisation des pensions). Mais elles ne permettraient de récolter qu'un milliard d'euros.

C'est donc l'assurance maladie qui va devoir réduire ses dépenses, à hauteur de 2,5 milliards d'euros. L'industrie pharmaceutique devrait assister à de nouvelles baisses des prix des médicaments, notamment les anti-cholestérols, et développer encore les génériques. Ce dispositif est censé récupérer 750 millions d'euros. Les médecins biologistes et les radiologues libéraux vont aussi payer le prix : ils devraient voir leurs tarifs rognés de 150 millions d'euros.

L'assurance-maladie compte également s'appuyer sur les complémentaires santé. Les assurances et mutuelles ont accepté de financer les nouveaux modes de rémunération au forfait versées aux médecins à hauteur de 150 millions d'euros. Le patient ne devrait rien payer de plus.

Tout cela devrait s'ajouter aux taxes déjà existantes sur les produits jugés dangereux pour la santé. Mais pour l'instant, il ne s'agit encore que de spéculation. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale sera présenté le 26 septembre. Le déficit devrait atteindre les 8 milliards d'euros en 2013 et augmentera encore en 2014 si rien n'est fait.