L'UFC Que Choisir a évalué la hausse des tarifs de mutuelles de 44% entre 2001 et 2011. Après plusieurs années consécutives de fortes hausses, nous assisteront à un ralentissement en 2014. Le tarif des complémentaires santé devrait donc enregistrer une hausse entre 2,5% et 3%. C'est ce qu'a annoncé Etienne Caniard, président de la Mutualité française, dans un entretien aux Echos ce mardi 24 septembre.

Cette stabilisation serait due, d'après lui, à la déclaration de Marisol Touraine, ministre de la Santé et des Affaires Sociales, selon laquelle il n'y aurait pas de nouvelles taxes ni de nouveaux déremboursements. En effet, les hausses importantes de ces dernières années (+8% en 2012), étaient en grande partie liées aux taxations. Il n'y a donc plus la nécessité pour les complémentaires santé d'augmenter leurs tarifs. Les 2,5% à 3% d'augmentation en 2014 ne représenteraient donc que l'évolution des coûts de santé. Cela signifie que les mutuelles dont les tarifs avaient fortement augmenté ces dernières années ne devraient pas faire évoluer leur prix, tandis que celles qui avait tenté de garder un tarif stable devrait connaitre des difficultés à s'adapter à la hausse des dépenses de santé et ainsi les augmenter de façon plus significative.


Cette hausse constante a eu des répercussions sur le budget des ménages. En moyenne, 75% des frais de santé sont pris en charge par la Sécurité sociale et 15% par la mutuelle. Le reste à charge pour le patient est donc de 10%. Il est en augmentation constante : les ménages consacrent un budget de plus en plus important (hausse de 50% entre 2001 et 2009) pour les dépenses de santé. Il se trouve qu'en France, aujourd'hui, 7% de la population n'a pas ou plus les moyens d'avoir une complémentaire santé.

En ce qui concerne la généralisation du tiers payant proposée par Marisol Touraine, Etienne Caniard s'est dit favorable et espère l'appliquer avant 2017.