Ce lundi 30 septembre, le ministère de l'économie et des finances a communiqué un rapport dans lequel figure la volonté du gouvernement concernant les français résidant en France et travaillant à l'étranger. L'aspiration de ce dernier serait de rapatrier fiscalement les résidents français travaillant en Suisse. Il souhaite en terminer avec le droit d'option et surtout l'assurance privée.

Ces 169 000 frontaliers devront délaisser leur assurance privée ou LAMal, assurance maladie suisse pour ceux qui n'avaient pas souscrits à la CMU (la Couverture Maladie Universelle). Ce remaniement sera effectif à partir des revenus du 1er janvier 2013. La convention de la double imposition permettait aux frontaliers travaillant en Suisse de payer exclusivement les impôts suisses depuis 1972.


Ce dispositif rapportera à terme 150 millions d'euros à la sécurité sociale. L'an dernier, le gouvernement avait déjà évoqué son envie de mettre fin à ce régime dérogatoire. Les cotisations se dresseraient à 6% du revenu fiscal de référence la 1ère année, pour croître à 8% les années suivantes.

Évidemment, la colère gronde parmi les frontaliers qui ne comptent pas abandonner leur privilège. Ils estiment que leur retirer leur droit d'option aura des répercussions sur leur pouvoir d'achat et cela entraînera donc une incidence sur l'économie de la région.

Un groupe nommé “Frontaliers, tous ensemble, nous rejoindre ici et cliquez sur j'aime” sur Facebook concentre déjà plus de 9300 “like”. Une pétition nommée quant à elle “ Maintien du droit d'option d'assurance maladie des travailleurs frontaliers en 2014” a aussi rejoint la lutte avec plus de 36 000 signatures. Certains penseraient même quitter la France et aller s'installer à Genève."