Syndicats Patronat négociations assurance-chômage

Aujourd'hui est une date importante pour tous les chômeurs qui perçoivent une allocation chômage. Patronat et syndicats se réunissent en effet pour négocier à nouveau l'aide au chômage. Le résultat de ce large débat deviendra effectif pour les deux ou trois prochaines années à venir. Autant dire que près de 2,3 millions de chômeurs français profitant de l'allocation chômage vont suivre cette actualité avec grand intérêt.

Sur ce sujet, les syndicats campent sur leurs positions. La CGT, CFTC, CFDT, FO et CFE-CGC demeurent contre la requalification des droits des chômeurs. Si l'objectif est commun, dans les détails, c'est une autre histoire. Force Ouvrière souhaite punir les entreprises profitant un peu trop des intérimaires. De son côté, la CFDT cherche à appuyer sur le fait d'indemniser chaque jour de travail effectué tandis que la CGT aimerait étendre la période d'indemnisation à 60 mois pour les plus de 50 ans et 30 mois pour les moins de 50 ans.

Cette dernière confédération ne s'arrête pas là et désire également l'instauration à deux mois minimum suffisant pour avoir accès à l'Unedic. La CFE-CGC sera également attentive sur le sujet du plafond de 6 959 euros actuel. Si celui-ci tendrait à diminuer, la CFE-CGC n'hésiterait pas à demander une baisse des cotisations pour les cadres.

Si rien ne bouge, la dette de l'Unedic grossirait dangereusement pour notre pays considéré comme l'un des plus généreux. Fin mars est la période limite pour conclure sur ces négociations avant une entrée en application prévue pour début avril.