Le système de santé français

L'IFOP, sous l'impulsion du cabinet Deloitte, a mené une étude nommée « les maux et remèdes plébiscités ». 2000 Français ont été interrogés sur leurs impressions et leurs attentes en matière de système de santé.

Un point négatif : la mauvaise coordination

L'étude met en évidence un point que les Français regrettent particulièrement : le manque de coordination entre les professionnels de santé (médecins de ville et hospitaliers, paramédical, médecine du travail, caisses d'assurances maladie, assureurs…). Et tout cela a un coût. Plusieurs visites et examens identiques, mauvaise prise en charge… La seule personne en qui les patients semblent avoir confiance est leur médecin référent, source privilégiée d'informations et symbole d'accompagnement.


D'ailleurs, aujourd'hui, la tendance est à la recherche de la qualité. Auparavant, les patients optaient pour l'établissement hospitalier le plus proche de chez eux. Ils sont, de nos jours, plus enclins à prendre en compte le savoir-faire et la réputation de l'hôpital. D'après l'étude, en dehors des situations d'urgence, 56 % des sondés indiquent que la spécialisation de l'établissement est le critère de choix prépondérant. Cependant, de nombreuses personnes aimeraient avoir des « maisons de santé de proximité » pluridisciplinaires afin de faciliter l'accès aux soins pour tous.

Santé et technologie

Pour les patients, la mise en place du dossier médical numérique permettrait d'atténuer le manque de coordination entre les professionnels de santé. Deux sondés sur trois estiment que les technologies de la santé, ou e-santé, limiteraient les coûts de transports sanitaires. Toutefois, ils craignent une certaine fuite de leurs données médicales.

Les Français et leurs dépenses

Les Français ont également de fortes exigences vis-à-vis de leur assureur. L'attente en matière d'informations et de services est aussi importantes que les remboursements. En effet, les Français sont prêts à payer plus pour bénéficier de nouveaux services ou remboursements supplémentaires. Cependant, 76% des personnes interrogées considèrent que la hausse des dépenses de santé est injustifiée.


Face à ces résultats, les Français sont favorables à un certain nombre de mesures permettant de mieux maîtriser le budget de santé. Par exemple, une personne sur deux juge indispensable la limitation des dépassements d'honoraires. 89% des sondés seraient intéressés par un réseau de professionnels moins onéreux proposé par leur mutuelle. La moitié d'entre eux pourrait même payer un supplément afin d'avoir accès à ce réseau.

A propos de la prévention

Tabac, sport, alimentation… nous sommes, chaque jour, exposés à des campagnes de prévention diverses. Leur efficacité est d'ailleurs fortement reconnue. 92% des Français pensent que la prévention retarde la dépendance et participe à la réduction du déficit de l'Assurance Maladie et des coûts de traitement.