La nouvelle convention assurance chômage

Les négociations autour de la nouvelle convention d'assurance-chômage doivent être terminées pour le 31 mars au plus tard. C'est dans ce contexte que Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT annonce la volonté du syndicat. La CFDT a ainsi annoncé ses principales propositions de réforme notamment sur les droits rechargeables, sujet majeur des négociations. Cette proposition entrevoit la possibilité pour un chômeur de sauvegarder ses droits à indemnisation même s'il retravaille. Par ailleurs, à la demande du Medef, la séance de négociation du 13 mars a été repoussée au 20 mars.

La négociatrice de la CFDT estime que la proposition, si elle est adoptée, permettrait aux chômeurs l'accès à de nouveau horizon, mais « À condition qu'il soit lisible, ce dispositif incitera les chômeurs à reprendre un emploi, ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui», estime t-elle. Elle pense de surcroît que «les droits rechargeables peuvent être un des instruments de la lutte contre le chômage». En effet, un nombre non négligeable de chômeurs ne souhaitent pas reprendre leur activité de peur de perdre leur droit aux indemnisations restantes.

Les droits rechargeables et l'Unédic

La proposition de la CFDT concernant les droits rechargeables laisse perplexe les autres négociateurs. En effet, celle-ci coûtera 650 millions d'euros par an au gestionnaire de l'assurance-chômage, l'Unédic. Cette estimation ne prend pas en compte le comportement des chômeurs qui évolueront inévitablement, d'après Véronique Descacq. Le syndicat pense que les droits rechargeables inciteront plus les chômeurs à retrouver un emploi, ce qui est synonyme d'économies pour l'Unédic. Cette dernière devrait par ailleurs atteindre une dette de 22 milliards d'euros d'ici fin 2014.

Les propositions pour renflouer les caisses de l'Unédic

Afin, dans un premier temps, de freiner l'ascension inquiétante de la dette de l'Unédic, la CFDT a proposé, au cours des précédentes négociations, que les salariés de plus de 65 ans puissent cotiser à l'assurance chômage. Cette proposition devrait ainsi apporter chaque année 120 millions d'euros aux caisses de l'Unédic, si elle est adoptée.

Une seconde réforme nommée "différé d'indemnisation", visant à différer l'indemnisation dans le délai de 75 jours, suivant la fin du contrat de travail, permettrait l'économie de 250 millions d'euros chaque année à l'Unédic. La CDFT propose d'intensifier cette réforme en modulant le montant de l'indemnité supra-légale, ainsi plus l'indemnité serait élevée, plus le différé serait long, et réciproquement. La numéro 2 de la centrale syndicale pense que cela permettra de « réduire les inégalités entre salariés » mais également de limiter les abus des ruptures conventionnelles chez les plus de 55 ans.