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La somme de 1 400 milliards d'euro que représente l'épargne d'assurance-vie des Français a donné quelques idées aux hommes politiques, notamment à Arnaud Montebourg qui souhaite que la France profite de cet argent disponible pour remonter la pente. Par la création de nouveaux instruments d'épargne, l'Etat veut orienter cette épargne vers l'économie et les entreprises du pays.

L'épargne des Français vers les entreprises

Selon le Code des assurances, les épargnants ont, auparavant, toujours été limités pour agir en tant que préteurs. Il existe des prêts à des sociétés cotées ou non cotées mais accompagnés de garanties très contraignantes.
Ainsi un décret du 31 octobre 2011 a permis d'élargir les possibilités en permettant aux épargnants de soutenir un projet de fonds commun de titrisation (FCT) en donnant la possibilité d'acheter des obligations assises sur des partenariats public-privé (PPP).

Ce mardi 20 mai 2014, lors d'une audition devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le ministre de l'économie Arnaud Montebourg a ainsi proposé que l'épargne de l'assurance-vie des Français puisse être investie dans les entreprises Françaises. Celui-ci ayant précisé que la France possède une épargne d'assurance-vie extraordinaire de 1 400 milliards d'euros qui bénéficie bien sûr d'une situation fiscale intéressante. Le ministre de l'économie souhaite proposer des arrangements avec les assurances et les fonds de retraites mutualistes afin d'encourager les épargnants à investir dans les grandes entreprises Françaises.
Un tel engagement, pourrait selon lui, permettre à notre pays de faciliter le financement des infrastructures et des projets industriels comme les 34 plans de la Nouvelle France Industrielle et aider la France à retrouver une croissance dynamique.
Trois nouveaux contrats d'assurance épargne ont ainsi été créés afin de concrétiser ce projet :

  • Le contrat « euro-croissance »
  • Le contrat « vie-génération »
  • Le PAE-PME

Montebourg impatient du lancement des contrats

N'ayant pas encore fait leur apparition sur le marché, Arnaud Montebourg a demandé à la FFSA (Fédération Française des sociétés d'assurance) que ces outils soit déployés le plus rapidement possible chez les assureurs. Cependant, le fonctionnement exhaustif de ces contrats et les dates de lancements ne sont toujours pas connues et les décrets d'applications n'ont toujours pas été publiés. Bercy a indiqué une publication « dans le courant de cet été ».


Des avis partagés

Si le ministre de l'économie pense que ces nouveaux instruments renforceront la croissance du pays, tout le monde n'est pas du même avis. Philippe Crevel secrétaire général du Cercle des Epargnants depuis 2004, pense par exemple que l'assurance-vie n'est pas faite pour aider les entreprises en difficultés et que les épargnants pourraient se retrouver perdants dans cette affaire. Il pense que la rémunération des contrats pourrait être affectée et que les compagnies d'assurances pourraient être mises en danger en raison de faillite potentielle de certaines entreprises. Pour Philippe Crevel, l'assurance vie n'est pas à confondre avec un fonds spéculatif ou un fonds d'investissement.